Hommage aux professeurs d’école primaire

Tout le monde connait le rôle essentiel d’une mère aimante sur développement de ses enfants. Mais s’arrête-t-on à penser sur la contribution des professeurs d’école ?

Avant d’arriver à l’école, l’enfant n’a qu’une connaissance sensorielle du monde. Comme un chiot ou un jeune félin, il ne pense qu’à s’amuser. Son vocabulaire est rudimentaire. Il sait comment se comporter afin d’éviter les punitions et obtenir des récompenses. Il est familier avec ses parents, les voisins, ses petits amis et leurs parents. Au-delà, il ne connaît du monde que l’univers enchanté des émissions pour enfants. Plein de sujets de conversation des adultes le dépassent.

À la fin de la sixième année, il sait lire, écrire et compter. Il a tous les outils pour apprendre par lui-même et pour devenir un citoyen. Il peut découvrir les trésors de la littérature, distinguer les produits autrement que par leurs formes et leurs couleurs (il peut faire l’épicerie), s’orienter par le nom des rues, et compléter un questionnaire. Il pourrait lire les directives d’un employeur s’il avait l’âge de travailler.

En plus d’écrire (donc discuter sur l’internet et sur un téléphone portable), il connait maintenant près de trois mille mots. Il a le vocabulaire nécessaire pour exprimer sa pensée plus clairement et plus précisément.

Il sait compter jusqu’à un million, si ce n’est jusqu’à l’infini. Il sait additionner, soustraire, multiplier et diviser. Il est prêt pour la géométrie et les autres disciplines qu’il apprendra bientôt.

À tous les trois ans depuis l’an 2000, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mène une enquête destinée à mesurer la performance des systèmes éducatifs de divers pays auprès des jeunes de quinze ans, soit un peu au-delà du primaire.

En 2009, soit la dernière fois qu’une telle enquête a été menée, le Canada était au dixième rang mondial pour les mathématiques (la France et les États-Unis étaient respectivement au 22e et au 30e rang), au 8e rang pour les sciences (la France et les États-Unis étaient respectivement au 27e et au 23e rang) et au 6e rang pour la lecture (la France et les États-Unis étaient respectivement au 22e et au 17e rang).

Alors que des voix s’élèvent au Québec pour instaurer la précarité des enseignants et une rémunération à la performance, je dis merci pour le travail extraordinaire que vous accomplissez. J’apprécie votre courage et votre ténacité en dépit des obstacles sur votre chemin.

Références :
Britain’s got a talent deficit
Programme PISA
Au primaire – Que faut-il avoir appris à la fin de la 6e année ?

Paru depuis : Classement de l’OCDE – Le Québec, élève modèle en mathématiques (2013-12-03)

Hommage aux professeurs d’école primaire
Votre évaluation :

Un commentaire à Hommage aux professeurs d’école primaire

  1. sandy39 dit :

    On apprécie certains instituteurs même si ceux-ci ont de vieilles méthodes. Parfois, ils sont considérés comme vieux jeux. Mais peut-être que les vieilles métodes restent les meilleures.

    Les instituteurs sont toujours critiqués mais je crois qu’avant tout leur métier reste une passion. C’est un sacré boulot que d’amener nos enfants sur le chemin de la connaissance, au savoir, au goût pour la connaissance, au goût de l’effort…

    Le rôle de parents renforce et, pour moi doit renforcer ce qu’apprend à l’École, l’enfant. Nous aussi, nous sommes une référence pour nos enfants, voire un modèle. Souvent, ils nous prennent pour le Bon Dieu, qu’on doit toujours savoir répondre à leurs questions, qu’on n’a pas droit à l’erreur…

    Les premières années, il faut être présent dans la vie de nos enfants. Bien des choses sont les plus importantes dans la construction de nos petits êtres : respecter les horaires des repas, du coucher, de la sieste, être là s’ils ont une question à nous poser, notre disponibilité doit aussi jouer beaucoup, le bisou du soir et rien qu’une histoire à raconter doit les construire beaucoup. Le bisou du soir ou le câlin avant d’aller au lit, c’est génial et c’est un truc qui dure longtemps.

    Le soutien et l’encouragement font aussi beaucoup. Il faut soutenir nos enfants dans l’apprentissage pour qu’ils apprennent un maximum.

    Moi, c’est pareil, je trouve que c’est gigantesque le rôle des professeurs. Ils sont certainement pas assez payés, et les conditions de travail sont de plus en plus difficiles — classes surchargées…— on n’a que des suppressions de postes en France, le Service Public tient tout juste debout…et se détruit chaque jour, un peu plus.

    Il est sûr que pour les professeurs, tous les jours ne sont pas roses. Et le comportement des enfants ? De plus en plus difficile à gérer, ils trinquent la vie que l’on mène et, la Société voudraient toujours en faire des “petits adultes”, toujours trop tôt, en leur faisant sauter les étapes importantes dans la construction d’un Être Humain.

    Les parents aussi devrait aller dans le sens des professeurs, s’unir à eux car nous sommes tous des formateurs pour nos enfants et leur avenir, je pense, en dépend.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :