L’autodestruction du Parti québécois

Imaginons que le Québec fasse l’indépendance et, s’étant lassé du PQ quelques années plus tard, porte le Parti libéral au pouvoir pendant dix ans. Il suffirait que celui-ci laisse le Québec s’angliciser (comme il le fait déjà admirablement bien) pour que la République québécoise — devenu majoritairement anglophone — réclame son annexion définitive au Canada : qu’est-ce qu’on aurait gagné ?

À mon avis, nous sommes confronté à des problèmes pressants : le déclin économique de nos partenaires commerciaux, le pillage du Trésor public, nos richesses naturelles vendues pour une bouchée de pain et l’anglicisation de Montréal.

Comment peut-on être à ce point coupé des problèmes du vrai monde pour se battre pour « la pureté de la cause » ?

Alors que j’étais étudiant à l’université, je me rappelle d’avoir été scandalisé en entendant quelqu’un dire : « René Lévesque, c’est un traître mais on a besoin de lui pour faire l’indépendance.»

Pour les ultras du PQ — sur-représentés parmi ceux qui financent ce parti — le chef n’est jamais assez indépendantiste : c’est pourquoi ce dernier doit continuellement réitérer sa dévotion à la cause indépendantiste.

Ces ultras rongent le PQ comme un cancer. Ils condamnent ce parti à la redondance et forcent les Québécois à chercher ailleurs le Messie qui les délivrera du régime actuel.

L’autodestruction du Parti québécois
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