Microsoft ou Micromou ?

On apprend aujourd’hui que le gouvernement du Québec est sur le point de lancer une campagne en faveur de la francisation des raisons sociales anglaises des grandes entreprises qui viennent s’installer dans la province.

Plus précisément, l’Office québécois de la langue française aimerait que les entreprises adaptent leur raison sociale au contexte québécois en y ajoutant un générique en français lié au type de produits ou de services qu’elles offrent, comme le font déjà par exemple « Lunetteries New Look », « Rôtisseries Scores » et « Farine Five Roses ».

Évidemment, on parle ici d’une « campagne » (de sensibilisation ? de publicité ?). Il n’est pas question ici de poursuites ni de sanctions.

La francisation des raisons sociales n’est pas une mauvaise chose, mais c’est un détail. À mon avis, le français recule à Montréal parce qu’il est de moins en moins parlé. Ce n’est donc pas un déclin de façade : c’est un déclin profond, qui nécessite des remèdes appropriés.

Les francophones d’ici ne perdent pas l’usage de notre langue avec le temps. Nous ne sommes donc pas dans la situation des Francophones hors-Québec qui s’assimilent progressivement à l’anglais.

Les Québécois anglophones n’ont pas un taux de natalité tel que cela expliquerait le déclin du français.

Ce recul s’explique essentiellement parce que de plus en plus de néoQuébécois travaillent en anglais et envoient leurs enfants à l’école anglaise. Et ils le font parce que le gouvernement libéral n’a rien fait pour défendre le français. Or jamais la langue anglaise n’a progressé aussi rapidement à Montréal que depuis que les Libéraux sont au pouvoir.

Les solutions sont pourtant simples : la francisation de toutes les entreprises québécoises de plus de cinq employés et le refus de se soumettre aux dispositions de la Constitution canadienne concernant la langue d’enseignement au Québec .

Voilà ce qui arrêterait de déclin. Mais je ne crois pas que le gouvernement actuel soit prêt à prendre les vrais moyens.

Références :
Québec veut franciser les noms anglais des grandes entreprises
Une campagne de francisation attend les entreprises

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