Les 47 pages du contrat d’Apple

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Se procurer des applications pour son iPad est une activité d’autant plus plaisante qu’une bonne partie d’entre elles sont gratuites et que les autres ne coûtent presque rien.

Depuis une semaine, je me suis procuré 19 de ces applications. Je me proposais de m’en procurer une vingtième quand mon iPad m’a informé que pour ce faire, je devais lire et accepter les nouvelles « Conditions générales et engagement de confidentialité d’Apple », un document de 47 pages dont chacune s’étend vers le bas, bien au-delà de ce que l’écran peut afficher.

Croit-on sérieusement que des centaines de millions de personnes se donneront la peine de lire et comprendre un tel document ?

J’aimerais bien que les pouvoirs publics votent une loi selon laquelle seuls les premiers 200 mots d’un contrat relatif aux droits d’utilisation d’un logiciel grand public sont valables et que tout ce qui suit n’a aucune importance.

Si tel était le cas, je suis certain que des compagnies comme Apple feraient ce petit effort de concision qui semble leur faire défaut actuellement…

On comprend pourquoi ces documents sont longs. À qui les compagnies s’adressent-elles pour faire rédiger de tels contrats ? À des avocats payés à l’heure. Pourquoi feraient-ils ça court ?

Pour terminer, quand j’entends tous ces dirigeants d’entreprises se plaindre de la paperasserie gouvernementale, j’ai l’impression que si les compagnies prospères comme Apple pouvaient acheter des gouvernements, ce serait pire si j’en juge à leur propension à nous écraser avec leurs contrats bavards et interminables destinés à les protéger de tout.

Parus depuis :
« L’absurdité » des conditions d’utilisation des applications (2016-05-25)
Thousands sign up to clean sewage because they didn’t read the small print (2017-07-14)

Les 47 pages du contrat d’Apple
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2 commentaires à Les 47 pages du contrat d’Apple

  1. Louis martel dit :

    J’ai la première, au moins.

    • Évidemment, personne se donne la peine de lire cela. On coche “J’ai lu et j’accepte” mais je trouve qu’en obligeant (théoriquement) tout le monde à accepter des contrats que personne ne lit, les compagnies comme Apple créent une habitude irresponsable parmi le public soit celle d’accepter n’importe quoi en faisant confiance.

      Un jour, pour plaisanter, un employé ajoutera une petite phrase noyée dans le texte, du genre ; “J’accepte de verser un million à la compagnie” et…

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