Le kirpan et la sécurité

Le 23 juin 1985, des Sikhs canadiens placèrent une bombe à bord du vol 182 d’Air India — en partance de Montréal — qui fit 329 morts. C’est le plus important acte terroriste de l’histoire du Canada. Parmi les victimes, on compte le pharmacien Gaston Beauchesne, de Hull.

Un an plus tôt, soit le 8 mai 1984, l’édifice du parlement québécois était le site d’un massacre qui fit trois morts et treize blessés. Cet acte terroriste fut commis par un québécois francophone dit « de souche ». Depuis, la sécurité y a été considérablement renforcée.

Hier, quatre Sikhs attendus à l’Assemblée nationale se sont vus interdire l’accès au parlement parce qu’ils étaient munis d’un kirpan. Celui-ci est un poignard qui a valeur de symbole dans la religion sikhe.

Il y a moyen de permettre aux Sikhs armés de pénétrer dans le parlement. L’an passé, l’accès à l’Assemblée nationale avec été interdit à un groupe de Sikhs. Dix-neuf d’entre eux avaient retiré leur kirpan. Le dernier avait retiré un kirpan de plus de 20 cm, mais en avait gardé un autre d’environ 6 cm. Il avait tout de même été escorté par un policier pendant toute la durée de sa visite à l’Assemblée.

Si les Sikhs veulent payer pour la présence de militaires armés de mitraillettes qui les escorteront dans l’enceinte du parlement — avec ordre d’abattre n’importe quel d’entre eux qui dégainerait son poignard — je n’y vois pas d’objection. D’ici là, je ne vois pas comment on pourrait compromettre la sécurité de l’Assemblée nationale au nom du folklore religieux.

Les Sikhs, peuvent-ils prendre l’avion à destination des États-Unis munis de leur poignard ?

Références :
Pas de kirpan au Parlement
Une attaque relance la débat sur le port du kirpan

Le kirpan et la sécurité
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