Carnet de voyage à Shanghai — Huitième jour

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À l’ouverture des guichets, je suis là, au Temple Jing’an, sur la rue de Nankin. Ce temple est le plus beau de tous les édifices religieux que j’ai vu à Shanghai jusqu’ici. Ce temple est en bois peint, en bois vernis et en bois doré. C’est une splendeur (voir les deux premières photos).

De l’autre côté de la rue s’étend le parc Jing’an. Au moment de ma visite, des couples de personnes âgées y pratiquent des danses sociales sur de la musique pop chantée en chinois. J’y réalise quelques photos infrarouges. Il est à noter que la photo du bas n’est pas un négatif. Un filtre dans l’appareil-photo bloque complètement la lumière visible et ne laisse passer que la réflexion des rayons infrarouges (provenant surtout de la végétation). Ces photos donnent l’impression que toute la nature est recouverte de givre.

Et puis c’est l’averse. Au lieu de poursuivre ma visite sous la pluie, je me réfugie sous un abri et observe les gens de Shanghai défiler sous mes yeux.

La pluie cessée, je rencontre sur mon chemin d’autres maisons traditionnelles et m’arrête manger dans un restaurant du quartier de l’ancienne Concession française. J’ai commandé un steak de thon, accompagné de ratatouille et de couscous. À l’aide d’une petite cuillère, j’ajoute à chaque bouchée de poisson, un peu de câpres et de beurre liquéfié au thym qui m’ont été servis dans une petite saucière.

À l’issue du repas, Mme Shan Sa — une peintre qui était assise à ma gauche au restaurant — m’invite à visiter la galerie d’art moderne dans laquelle elle expose et qui est à deux pas d’ici. J’accepte avec plaisir et découvre dans cette galerie le talent de quelques uns des artistes chinois contemporains.

En me rendant à la bibliothèque de Shanghai, je me promène dans le quartier de l’ancienne Concession française. Les rues y sont bordées de platanes, un arbre dont les feuilles ressemblent à celles de nos érables, mais dont l’écorce est lisse. C’est un quartier charmant que je découvre alors que le soleil apparait pour la première fois depuis plusieurs jours.

Au cours de cette visite, j’entends des cris derrière moi. Je me retourne : à une dizaine de mètres, deux dames âgées m’appellent en pointant le sol du doigt. Je reviens sur mes pas et je réalise qu’en sortant un mouchoir de ma poche, j’ai laissé tomber trois billets de vingt yuans (équivalent à 10$ ou 6 euros), ce qui représente environ une demi-journée de travail à Shanghai. Je suis alors agréablement surpris et je les en remercie.

Puis il se fait tard : j’emprunte le métro pour me rendre à l’hôtel afin de rédiger ce billet. De passage dans le tunnel qui relie la Place du peuple à la station de métro près de mon hôtel, les wagons se remplissent soudainement d’une forte odeur de fumier. Après une première réaction où chacun de demande s’il est responsable de l’odeur, l’inconfort se lit sur le visage des passagers. Les portes du wagon souvrent. Je sors. Sur les quais, ça sent déjà moins. Aux étages supérieurs de la station, tout est normal. Bizarre.

Détails techniques : Panasonic GH1 + objectif Lumix 14-45 mm (1re et 2e photos) et Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge (3e photo)
Photo du haut : 1/400 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 16 mm
Photo du milieu : 1/400 sec. — F/8,0 — ISO 100 — 14 mm
Photo du bas : 1/400 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,2 mm


Suite : Carnet de voyage à Shanghai — Neuvième jour

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