La lapidation pour adultère

L’adultère est un péché selon les trois grandes religions monothéistes. Les relations extra-conjugales sont toutefois normales dans d’autres sociétés, comme elles l’étaient à l’époque de l’Empire romain. Personnellement, je ne vois rien de répréhensible à ce qu’un homme ou une femme ait une ou plusieurs relations extra-conjugales tant et aussi longtemps que son conjoint le sait et y consent. Pour reprendre la formule de feu le Premier ministre Pierre-Elliott Trudeau : “ L’État n’a rien à faire dans la chambre à coucher des gens.”

Dans les pays où on ne fait pas de séparation entre l’État et l’Église, cette dernière se sert des outils répressifs de l’État (l’armée, les milices religieuses financées par l’État, la police et les tribunaux) pour imposer sa morale à ceux qui ne la partagent pas. À titre d’exemple, se maquiller de manière trop évidente, se promener la tête nue ou flirter publiquement est illégal et réprimé aujourd’hui dans certains pays obscurantistes comme l’Arabie saoudite.

De nos jours, les États modernes punissent les actes asociaux (les meurtres, les vols, etc.) mais s’abstiennent de punir de simples péchés à moins que ceux-ci ne soient également des gestes asociaux.

La lapidation de la maitresse est un moyen commode de faire disparaitre l’unique témoin de l’infidélité masculine.

Toutefois, si on se commençait à punir de la peine de mort tous les maris infidèles aussi facilement qu’on lapide les femmes dans certains pays, je suis convaincu que ceux qui y possèdent le pouvoir politique (c’est-à-dire les hommes) s’empresseraient de faire cesser immédiatement cette hécatombe.

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