Voyage en Alberta : jour 5

23 août 2016

La ville d’Edmonton est très étendue. En automobile, se rendre de la maison de ma sœur au centre-ville prend environ trente minutes.

Il s’agit d’une ville moderne, où les voies de circulation Est-Ouest sont des avenues alors que celles en sens Nord-Sud portent des numéros de rues.

Pour visiter tout ce qui aurait pu m’intéresser, j’en aurais eu pour trois jours. Puisque mon temps disponible pour cette capitale provinciale n’est que d’une journée, je ne verrai que le centre-ville et, en soirée, un centre commercial renommé.

 

 
Au lever du jour, la chaleur du soleil dissipe lentement la brume qui recouvre la rivière et les plans d’eau du terrain de golf à l’arrière de la maison de ma sœur.

Après le déjeuner, j’entame la visite d’Edmonton.

Tous les pays du monde ont des sans-abris. Lorsque les visiteurs ne les voient pas, c’est que les autorités répriment leur présence dans les quartiers touristiques en les déplaçant ailleurs.

À la place Sir Winston Churchill (où commence ma journée), de même qu’au Quartier chinois et sur la 96e rue, il y en a beaucoup. Ils ne représentent pas une menace pour les touristes, mais ne soyez pas surpris de leur présence; ils sont le reflet des problèmes sociaux sur les réserves indiennes de la région.

Ceci étant dit, le place Sir Winston Churchill Square est un des endroits les plus intéressants de la ville.

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On y trouve l’hôtel de ville. L’architecture de celui-ci utilise différentes formes géométriques. Les bureaux municipaux entourent un atrium cubique dont les ouvertures sont des trapèzes. Cet atrium est surmonté d’une pyramide de verre. Tous les espaces accessibles au public sont tapissés de bois d’érable ajouré de minces arcs de cercle taillés au laser.

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À proximité se trouve la Galerie d’Art de l’Alberta. Pour cette réalisation — inspirée du style du Canadien Frank Gehry — l’architecte américain Randall Stout a remporté en 2012 l’American Architecture Award.

Les collections de cette galerie m’ont laissé sur mon appétit, mais l’édifice à lui seul mérite la visite.

Le Francis Winspear Centre for Music est une salle de concerts de 1 900 places où se produit entre autres l’Orchestre symphonique d’Edmonton. Cette salle dont l’acoustique serait excellente est située sur cette place, tout comme la bibliothèque municipale Stanley A. Milner.

À un coin rue, on trouve le nouvel édifice du Royal Alberta Museum, inachevé au moment de ma visite. Dès que les collections du musée auront été transférées, le centre-ville d’Edmonton sera indubitablement le cœur administratif et culturel de la ville.

J’emprunte ensuite la 97e rue vers le nord afin de traverser le modeste quartier chinois. Puis je tourne à droite sur la 106e avenue et immédiatement à gauche sur la 96e rue.

Sur neuf quadrilatères, c’est la ‘rue des églises’. J’y ai compté neuf églises ou temples de confessions religieuses différentes.

Ce samedi-là, la première qui était ouverte est la Church of the First Peoples (soit l’Église des Premières Nations). Dans cette église catholique, ce qui est intéressant est que toute l’iconographie est inspirée de la culture autochtone.

L’autre lieu de culte ouvert était le Temple bouddhiste Mui Kwok. Ce temple chinois est décoré de manière authentique.

Rendu à l’avenue 110a, je tourne à gauche puis de nouveau à gauche sur la 97e rue afin d’y voir la cathédrale orthodoxe St. Josaphat, la plus richement décorée des églises ukrainiennes de la ville.

Je tourne à droite (soit vers l’ouest) sur la 107e avenue, surnommée Avenue des Nations. Cette voie de circulation cosmopolite est d’un intérêt touristique limité.

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En tournant à gauche sur la 104e rue, on traverse le nouvel édifice en aluminium de la Place Rogers (en construction au moment de ma visite). Il suffit de traverser la 106e avenue pour rencontrer à droite le musée des Enseignes en néon d’Edmonton.

Il s’agit d’une collection d’une dizaine d’enseignes lumineuses montées sur le mur d’un édifice appartenant à Telus, le commanditaire de ce musée extérieur.

Jusqu’à l’avenue Jasper — la principale voie de circulation Est-Ouest de la ville — cette portion de la 104e rue est un des endroits à la mode de la ville.

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Les samedis de la saison estivale, cette rue devient piétonne alors que des producteurs et des artisans offrent leur production dans une série de kiosques à la queue leu leu. Certains viennent d’aussi loin que de Colombie canadienne (la province à l’ouest de l’Alberta). Ceux-ci y offrent les pêches de la vallée d’Okagana.

La production de cette vallée n’est pas suffisante pour approvisionner les marchés de l’Est du Canada. Leurs pêches, dont la pelure pâle est épaisse et légèrement velue, sont particulièrement juteuses est sucrées. À ne pas manquer.

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Sur l’avenue Jasper, je tourne à gauche pour aller à l’hôtel Macdonald. Nommé en l’honneur du premier Premier ministre canadien John-A. Macdonald, l’édifice a été conçu par les architectes montréalais Ross & MacFarlane et fut complété en 1915. Son style est celui du réseau des ‘châteaux’ hôteliers édifiés le long du chemin de fer qui traverse tout le pays (comme le Château Frontenac à Québec).

De l’autre côté de la 100e rue, j’emprunte le sentier pédestre ’Héritage’ (Heritage Trail) qui doit m’amener à proximité du Parlement albertain (Alberta Legislative Building).

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Inauguré en 1912, le parlement est un édifice en grès blond provenant de carrières de la région de Calgary. Il est situé dans un grand parc pentu planté d’arbres.

La fin de semaine, les bassins peu profonds de ses fontaines font office de pataugeuses aux enfants alors que les marches du parlement servent de décor aux séances photographiques des nouveaux mariés.

À 17h, on m’amène au West Edmonton Mall. À l’époque de son inauguration, c’était le plus grand centre commercial au monde.

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On y trouve un parc d’attraction intérieure, une patinoire de taille professionnelle ouverte à l’année, un mini-golf de 18 trous, un casino, une réplique d’un vaisseau de Christophe Colomb et une plage intérieure sur laquelle échouent des vagues créées artificiellement.

Oh ! j’oubliais  on y trouve également 800 magasins.

En conclusion, comparé à celui de Calgary, le centre-ville d’Edmonton est moins décoré d’oeuvres d’Art. En contrepartie, les murales y sont légèrement plus réussies.

Les maisons d’Edmonton sont en bois, principalement à un ou à deux étages. Contrairement à Montréal, presque jamais ce bois est recouvert de briques. Assez rarement il est simplement peint. Mais plus souvent, il est recouvert de crépi ou d’un revêtement en aluminium qui imite des planches de bois.

L’agglomération urbaine de Calgary compte 1,4 million d’habitants alors qu’Edmonton en compte 1,15 million. La densité de leur population est respectivement de 1 448 et 1 187 habitants par km². Malgré ces différences modestes, Calgary semble une ville substantiellement plus importante que la capitale provinciale.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re, 7e et 8e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
2e photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 12 mm
4e photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
5e photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
7e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
8e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm

Voyage en Alberta : jour 5
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage en Alberta : jour 4

21 août 2016

Aujourd’hui, la journée sera consacrée au transport aérien de Calgary à Edmonton. Mon avion décollera à 12h10.

Je me rends d’abord à un hôtel situé à dix minutes de marche de mon appartement. Après vingt minutes d’attente, un autocar faisant la navette entre différents hôtels arrive et m’amène à l’aéroport. Le cout du transport : 10$.

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Le petit avion dans lequel nous embarquons a été fabriqué par Bombardier. À l’intérieur, tout est blanc et fait très ‘plastique’.

On y trouve plein de petits détails intéressants comme les lumières à DEL à l’intérieur des compartiments à bagages au-dessus des passagers.

À l’aéroport d’Edmonton, j’attends mon frère qui arrive d’un vol de Montréal (avec escale à Toronto. Ma sœur (celle qui se mariera samedi) nous amène ensuite chez elle.

Je conserve de Calgary un excellent souvenir.

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Il s’agit d’une ville propre et très agréable. L’air qu’on y respire est plus sain que dans d’autres grandes villes comme Montréal et Toronto, de même que toutes les villes européennes que j’ai vues.

La rivière Bow — qui la traverse — est la deuxième rivière la plus propre que j’ai vu de ma vie (après la rivière Li, en Chine).

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De nombreuses œuvres d’Art décorent le centre-ville. Un peu partout, des parcs agrémentent la promenade du visiteur.

Envers les piétons, les automobilistes sont particulièrement courtois. Lorsqu’on est immobile au coin de la rue, les automobilistes s’arrêtent pour vous laisser passer. Et si vous êtres trop lents à traverser la rue, jamais ils ne passeront devant vous estimant qu’ils ont le temps de le faire.

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Et délicatesse suprême, chaque fois que le piéton doit traverser la grille d’une bouche d’aération, la ville a prévu de petites plaques qui permettent aux femmes de le faire sans abimer les talons hauts de leurs souliers. Toutes les grilles d’aération de la ville sont comme cela.

C’est une idée tellement brillante qu’on se demande pourquoi cela ne se fait pas partout ailleurs.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm f/1,4 (6e photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 21 mm
2e photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
4e photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e photo : 1/2000 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
7e photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
8e photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage en Alberta : jour 3

19 août 2016

Aujourd’hui la météo prévoit de la pluie. Mais on m’a dit que les averses en Alberta durent rarement très longtemps. Effectivement il ne pleuvra que brièvement, à deux reprises, au cours de la journée.

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Je prends le taxi pour Fort Calgary. Il s’agit d’une longue bâtisse à deux étages dont le rez-de-chaussée présente l’histoire de la ville. La partie la plus intéressante est un couloir qui fait office de rue principale bordée de magasins d’époque.

On y verra le bureau de poste, l’hôpital, la cordonnerie, la pharmacie, l’imprimerie, le cabinet de professionnels, etc.

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Je marche ensuite le long de la 9e avenue jusqu’à la Fondation Esker, située au dernier étage de l’édifice ci-dessus.

C’est la plus grande galerie non commerciale de la ville consacrée à l’Art contemporain. Au moment de ma visite, les peintres Wafaa Bilal et Étienne Zack étaient en vedette. Les œuvres de ce dernier m’ont particulièrement plu.

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Au fond de la galerie, on peut monter visiter The Nest (ce qui veut dire Le Nid), une installation sphérique faite de bandes d’acier entrelacées.

À ma sortie de la galerie, il pleut légèrement. J’en profite pour prendre le repas du midi au restaurant Cinquecento Cucina situé dans le coin tout en aluminium de ce même édifice.

J’ai pris un hamburger de 7 onces de boeuf Angus accompagné d’une généreuse portion de frites pour 16,80$. La viande est hypercuite; sa surface est calcinée. Les frites sont un peu trop foncées à mon goût.

À ma sortie du restaurant, la pluie a cessé.

Je me rends à pied au Zoo de Calgary. Le billet me coutera 24,10$.

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Ce zoo occupe un très grand territoire où les 300 espèces d’animaux sont regroupées par continent.

Certains animaux sont présentés dans des enclos à l’air libre alors que d’autres vivent dans des cages à l’intérieur de papillons.

On y trouve également quelques manèges, une petite serre de plantes tropicales, une autre où des papillons volent en liberté, une volière et quelques aquariums.

Tout comme au Biodôme de Montréal (mais dans une facture moins moderne), on a recréé des habitats traversés par des sentiers empruntés par les visiteurs.

Une vingtaine de répliques grandeur nature de dinosaures se trouvent au Prehistoric Park.

Je me suis rendu ensuite au Bow Habitat en empruntant la piste cyclable aménagée le long de la rivière Bow.

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Le Bow Habitat est destiné aux enfants. On y présente de manière instructive les écosystèmes de la faune aquatique de l’Alberta.

Après 17h, l’entrée est gratuite. On doit toutefois payer un supplément de 2$ par personne si on veut pêcher la truite dans les bassins où l’abondance de l’espèce vous garantit de ne pas revenir bredouille.

Je prends ensuite le taxi pour l’édifice Core-TD Square du Centre-Ville afin de visiter les Devonian Gardens, de magnifiques jardins intérieurs aménagés au dernier étage d’un centre commercial. Malheureusement, ils sont en rénovation jusqu’à l’hiver prochain.

Je rentre donc à pied à l’appartement me faire un spaghetti pour le repas du soir.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re, 2e et 6e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (3e et 5e photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 7 mm
3e photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 8 mm
5e photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 10 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage en Alberta : jour 2

18 août 2016

Cette première des deux journées à Calgary sera consacrée au centre-ville.

Je me rends d’abord à la Place olympique. Ce parc a été inauguré à l’été 1987, soit quelques mois avant les jeux olympiques d’hiver qui se sont tenus à Calgary du 13 au 28 février 1988. Ce parc est dominé par un grand bassin carré peu profond entouré de gradins.

À proximité, on peut voir la sculpture de Barbara Paterson en hommage au groupe des ‘Célèbres 5’. C’est ainsi qu’on nomme un groupe de femmes activistes qui réussirent à faire reconnaitre au Canada que les femmes sont des ‘personnes’ au sens constitutionnel.

Après avoir perdu leur cause en 1928 devant la Cour suprême du Canada, celles-ci ont convaincu le gouvernement canadien d’en appeler de cette décision devant le Conseil privé de Londres. À l’époque, cette institution était la plus haute instance judiciaire du pays (c’était avant le rapatriement de la Constitution canadienne). C’est le Conseil privé qui finalement leur donna raison.

À côté de l’ancien Hôtel de Ville (construit en 1911), se trouve l’Édifice municipal. Il s’agit d’une construction triangulaire en béton armé dont les parois sont en verre et dont les bureaux s’ordonnent autour d’un vaste atrium décoré de plantes poussiéreuses.

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Sur son esplanade, deux monuments rendent hommage de manière conventionnelle aux policiers et aux pompiers morts en devoir. De style moderne, un troisième monument relate, spécifiquement pour chaque policier, l’incident qui entraina sa mort.

Le musée Glenbow est un musée d’art et d’histoire fondé en 1954 par le philanthrope Eric Laffertie Harvie (dont le ranch s’appelait ‘Glenbow’). Il occupe un édifice cubique en béton d’apparence austère.

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Son ambition est de présenter la culture des peuples autochtones, l’histoire des explorateurs européens et le développement de la culture populaire typique de l’Ouest. Dans les faits, c’est un musée très éclectique.

Sa section consacrée à la minéralogie est exceptionnelle. Elle présente des minéraux provenant de tous les pays.

Ce qui est particulier, c’est qu’ils sont classés selon leur composition chimique. Il regroupe donc dans des vitrines spécifiques les minéraux à base de molybdène, de tungstène, d’arsenic, de chrome, etc. Or c’est souvent ce métal qui confère au minerai sa structure moléculaire, la forme de ses cristaux et parfois sa couleur.

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La vitrine ci-dessus met en vedette l’ammolite, un minerai extrêmement rare dont les plus beaux spécimens se trouvent en Alberta.

Il nait de la minéralisation de mollusques disparus il y a 65 millions d’années et dont les fossiles qui furent soumis depuis à des conditions particulière de pression et de température.

La section consacrée à la peinture représente les paysages et la vie dans l’Ouest canadien. Entre autres, on y trouve trois toiles de Cornelius Krieghoff.

Le volet consacré à l’Art primitif dépasse le cadre strict de l’Ouest canadien. La grande salle dédiée à l’Art africain et celle dédiée à l’Art hindou et bouddhiste, sont également exceptionnelles et valent à elles seules la visite du musée.

Depuis le 18 juin et jusqu’au 18 septembre 2016, le musée présente une exposition temporaire consacrée au photographe Edward S. Curtis. Au XIXe siècle, celui-ci a pris entre 40 000 et 50 000 clichés des peuples autochtones de l’ouest de l’Amérique du Nord. Il s’agit-là d’une exposition d’un des plus grands photographes de tous les temps.

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Puis je me rends à la tour Calgary, haute de 191 mètres, qui offre une vue à 360 degrés sur la ville.

Je déambule ensuite sur la Stephen Avenue. Il s’agit d’une rue piétonne bordée d’édifices patrimoniaux (si on tient compte qu’en 1886, un incendie détruisit la presque totalité de la ville). Leur rez-de-chaussée est occupé par des restaurants à la mode et de magasins plutôt bien.

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Non loin, aux pieds d’une tour de 58 étages en forme de croissant appelée The Bow, on peut voir la sculpture Wonderland, haute de 12m, de l’artiste catalan Jaume Plensa.

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J’effectue une brève visite au quartier chinois pour voir l’intérieur du Calgary Chinese Cultural Center où une troupe répète un opéra de Pékin qui sera présenté dans quelques semaines.

Je prends un taxi pour me rendre au Rouleauville Square pour voir la cathédrale Art déco St. Mary (fermée).

Et je reprends un autre taxi pour me rendre à mon appartement.

Puis je passe faire l’épicerie au centre commercial L’eau Claire.

Sur le chemin du retour, je longe la rivière Bow — propre car alimentée par un glacier — où la ville a aménagé une piste cyclable.

Et je me fais un spaghetti, puis vais me coucher vers 21h30. Tôt le lendemain, je rédige le compte-rendu que vous lisez.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (3e photo, M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 5e photos) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 10 mm
3e photo : 1/500 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
4e photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
5e photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
6e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 7 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage en Alberta : jour 1

17 août 2016

Ma sœur Monique se marie samedi prochain en Alberta (une province située dans l’Ouest canadien).

Je profite de cet événement pour effectuer un voyage qui me permettra de mieux connaitre cette région du pays, renommée pour la beauté de ses paysages.

Mon programme sera de voir Calgary (la métropole de l’Alberta), Edmonton (la capitale), puis les villes touristiques de Jasper et de Banff situées toutes deux aux pieds des montagnes Rocheuses.

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À l’aéroport de Montréal, l’enregistrement des passagers est extrêmement simple.

Sur le terminal doté d’un écran tactile, il suffit d’entrer les six lettres du code de réservation (obtenu lors de l’achat des billets sur l’internet) : l’ordinateur trouve alors mon nom, de même que les coordonnées du vol.

Je n’ai plus qu’à préciser le nombre d’items destinés à la soute à bagages et insérer ma carte de crédit pour être débité des frais de 25$ (plus taxes) par bagage. Incorporée au terminal, une imprimante crée les cartes d’embarquement et les collants qui identifient mes bagages.

Il suffit d’apporter le tout au comptoir de la compagnie aérienne situé à quelques pas et voilà, je n’ai plus qu’à flâner jusqu’au moment du départ.

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Un peu plus loin, un panneau sert à informer les passagers du comptoir d’embarquement où ils doivent se rendre pour prendre leur avion.

Dans la partie gauche de ce panneau, on peut voir les villes de destination (en ordre alphabétique). Et pour chaque ville, à droite de chaque heure de décollage (en ordre chronologique), on donne le comptoir d’embarquement.

À sa droite, un plan de l’aéroport permet de voir dans quelle direction il faut aller pour atteindre ce comptoir.

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Sur mon chemin, je fais cirer mes souliers…

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…et prends le repas du midi chez Tim Horton : un sandwich bacon, laitue et tomate accompagné d’un beigne Truffe à la framboise pour 6,65$

Durant la demi-heure qui me reste, je commence la rédaction du compte-rendu que vous lisez (et je poursuis cette tâche à bord).

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En s’approchant de la capitale du Manitoba (Winnipeg, où nous ferons escale), l’avion a perdu de l’altitude, ce qui nous permet d’avoir une vue sur les vastes plaines de cette province.

En survolant Winnipeg, on ne voit de ses quartiers résidentiels que les toits des maisons perdus dans de la végétation.

Je prends le repas du soir à l’aéroport dans un Tim Horton : sandwich au poulet accompagné d’un beigne pour 6,75$.

Puis nous repartons pour Calgary.

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Du haut des airs, le paysage change un peu. Des rivières creusent des plateaux. En s’approchant de la métropole albertaine, on voit une multitude de petites étendues d’eau. Il y en a partout.

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À l’aéroport de Calgary, des représentations d’animaux préhistoriques suspendues nous rappellent que l’Alberta est le paradis des chercheurs de dinosaures.

Puisqu’il ne me reste que peu de temps pour prendre possession de l’appartement que j’ai loué pour deux jours, je prends le taxi.

Calgary me semble une ville particulièrement propre. Cette propreté me rappelle celle des villes chinoises.

Le long du trajet emprunté par le taxi, je vois quelques murales, mais aucun graffiti. Mon chauffeur de taxi — qui habite Calgary depuis une décennie — me dit qu’il y en a dans une autre partie de la ville.

L’appartement que j’ai loué est situé au rez-de-chaussée. Il comprend deux chambres, deux salles de bains, un salon et une cuisine attenante, de même que toutes les commodités (réfrigérateur, cuisinière, four à micro-onde, laveuse à linge et sécheuse). J’ai même un petit espace à l’extérieur où se trouvent une table et des chaises afin d’y lire ou d’y prendre un repas.

Puisqu’il est tard, je range mes affaires et vais me coucher.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
2e photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
4e photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 21 mm
5e photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
6e photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
7e photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

Voyage en Alberta : jour 1
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hémérocalles 2016 — 11e partie

16 août 2016
Hémérocalle ‘Oriental Gem’
Hémérocalle (variété inconnue)
Hémérocalle ‘Pink Charm’
Hémérocalle ‘Gratia’
Hémérocalle ‘Strawberry Candy’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hémérocalles 2016 — 10e partie

15 août 2016
Hémérocalle ‘Mt Vernon’
Hémérocalle ‘Siloam Little Girl’
Hémérocalle ‘Cape Cod’
Hémérocalle (variété inconnue)
Hémérocalle ‘Skies Ablaze’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/3200 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
4e  photo : 1/1000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm

Hémérocalles 2016 — 10e partie
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hémérocalles 2016 — 9e partie

14 août 2016
Hémérocalle ‘Pink Charm’
Hémérocalle (variété inconnue)
Hémérocalle ‘Passionate Returns’
Hémérocalle ‘Silk and Honey’
Hémérocalle ‘Bela Lugosi’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2500 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le M.Zuiko MC-14 et les objectifs orphelins

13 août 2016
Dahlia ‘Jessica’
Variété inconnue
Amni commun
Hélénie ‘Chelsey’
Rosier floribunda ‘Mardi Gras’

Le multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 est un dispositif qui augmente la puissance d’un objectif au prix d’une perte de luminosité.

Il se visse à l’arrière de ce dernier. Toutefois, la partie avant de ce dispositif est en saillie et doit donc pénétrer à l’intérieur de l’objectif.

Très peu d’objectifs µ4/3 possèdent une cavité susceptible de recevoir le M.Zuiko MC-14. Au moment où ces lignes sont écrites, il n’y en a que deux, soit le M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 et le M.Zuiko 300 mm F/4,0.

De leur côté, les objectifs destinés à la photographie argentique peuvent s’utiliser sur des appareils µ4/3 grâce à des adaptateurs spécifiques. En réalité, ces adaptateurs sont des tubes vides dont la cavité permet de loger cette saillie.

En absence de tests officiels, le fabricant de l’adaptateur ne garantit pas sa compatibilité avec les objectifs orphelins.

Qu’en est-il vraiment ? Pour en avoir le cœur net, j’ai testé l’objectif Helios 85 mm F/1,5.

Jumelé avec le M.Zuiko MC-14, l’Hélios 85 mm F/1,5 devient un objectif 119 mm F/2,1.

Étant donné que son angle de vision s’en trouve diminué, il faut davantage de recul pour que le sujet ait la même taille apparente au viseur ou sur l’écran arrière de l’appareil.

Ce faisant, on obtiendrait la même profondeur de champ si l’ouverture du diaphragme était inchangée. Or elle ne l’est pas puisqu’on passe d’une ouverture maximale de F/1,5 à F/2,1.

Le résultat est une plus grande profondeur de champ et plus de netteté de ce qui est au foyer.

En contrepartie, l’objectif perd partiellement sa propriété de créer un tourbillon de taches lumineuses en arrière-plan lorsque les conditions s’y prêtent.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
4e  photo : 1/400 sec. — F/2,1 — ISO 200 — 119 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,1 — ISO 100 — 119 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le français facile : quand un é remplace un è (ou vice-versa)

12 août 2016

En français, dans certains mots apparentés, le ‘é’ est remplacé par un ‘è’ ou vice-versa. Pourquoi ?

Exemples. Pourquoi sphère et sphérique ? Ou ministère et ministériel ? Ou manière et maniéré ? Ou ébène et ébénier ou ébéniste ? Ou règne et régner ? Ou confrère et confrérie ?

En conjuguant des verbes, on dit il cède et il céda. Même au présent, ne dit-on pas je cède, vous cédez et ils cèdent ?

La réponse est simple.

Le ‘e’ aura un accent aigu — et devient un ‘é’ — quand la syllabe suivante se termine par une voyelle qu’on doit prononcer (a,é,i,o,u,y).

À l’opposé, l’accent aigu est remplacé par un accent grave quand la syllabe suivante contenant un ‘e’ muet.

Voilà.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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