Caligula, d’Albert Camus, au TNM

21 mars 2017
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Jusqu’au 12 avril 2017, le Théâtre du Nouveau-Monde présente Caligula d’Albert Camus.

Cette production s’ouvre par une scène assourdissante qui représente la réaction de l’empereur Caligula au décès de sa sœur, avec laquelle il entretenait une relation incestueuse.

Après s’être enfui du palais pendant plusieurs jours, Caligula y revient. L’acteur Benoît McGinnis s’avance alors sur le devant de la scène, éclairé de part et d’autre par un éclairage latéral qui lui creuse l’orbite oculaire. Livide, les traits ravagés par la douleur, il dirige son regard sans vie droit devant lui. Sans dire un mot, il nous présente un homme puissant qui se dresse contre un monde qui ne lui offre plus aucun espoir.

Toute la pièce est là.

Si vous voulez assister à un drame cynique et puissant, un texte articulé au point qu’on n’en manque pas une syllabe, une mise en scène efficace, une distribution exemplaire dominée par un acteur exceptionnel, courrez voir cette production remarquable.

Détails techniques : Montage de deux photos prises avec un appareil Olympus OM-D e-m5, + objectif M.Zuiko 12-45mm F/2,8

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le défilé de la Saint-Patrick 2017

20 mars 2017
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Depuis 1824, un défilé de la Saint-Patrick a lieu à Montréal à tous les printemps. Ce défilé est le plus ancien en Amérique.

À l’occasion de sa 194e édition, environ trois-mille figurants ont été acclamés hier par la foule joyeuse amassée le long de la rue Sainte-Catherine.

En plus des parades militaires et des amuseurs publics, de nombreux groupes irlandais du Québec et de l’Ontario y étaient représentés : écoles, pubs, clubs sociaux, fanfares, etc.

Voici quelques-unes des photos que j’en ai rapportées.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-M5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Chagall et la musique — L’après-guerre (deuxième partie)

18 mars 2017
Aperçu de la septième salle
Le Cirque rouge (1956-1960)

Tout au long de sa vie, Chagall a représenté les artisans du cirque qui, avec peu de moyens, ravissent les spectateurs, comme le peintre le fait à sa manière.

Le Roi David (1951)

Le roi-musicien qu’était David est probablement le personnage biblique auquel Chagall est le plus attaché.

David Chagall est le frère musicien de l’artiste, décédé en 1914.

En 1945, Chagall embauche Virginia Haggard-McNeil comme gouvernante. Veuf, il en devient rapidement amoureux. Un fils, David, naitra de cette liaison illégitime l’année suivante.

L’Apparition de la famille de l’artiste (1935-1947)

L’artiste à son chevalet tourne un regard nostalgique sur sa famille. Son père tient la Torah entre ses bras. Sa nouvelle compagne, Virginia, lui ouvre les bras alors que flotte encore le souvenir de Bella, en robe de mariée.

Au centre, David, son turbulent garçon, réclame son attention.

Les Arlequins, tapisserie d’Yvette Cauquil-Prince (1993), d’après Chagall

Yvette Cauquil-Prince avait ouvert un atelier de tissage en 1959 sur la rue Saint-Denis, à Paris, transféré trois ans plus tard sur la rue des Blancs Manteaux, dans le Marais.

En 1964, elle fait la connaissance de Chagall. Celui-ci est rapidement séduit par sa maitrise à traduire ses compositions en tapisseries.

Quelques années après le décès du peintre, la tisserande créera cette pièce en réinterprétant de manière réussie une toile peinte par Chagall en 1938.

Le Cirque bleu (1950-1952)

De nouveau, Chagall s’intéresse au cirque dans cette grande et magnifique composition commandée pour décorer le foyer du Watergate Theatre de Londres.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re et 5e photos), objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
6e photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La gestion économique catastrophique des Libéraux québécois

16 mars 2017
Le Petit pain de Gérard Sénécal (1940)

Introduction

Le quotidien Le Devoir publiait hier un éditorial basé sur le dévoilement des dernières données de l’Institut de la statistique du Québec.

Celles-ci révèlent que le Québec est passé au dernier rang canadien du revenu disponible par personne.

Rappelons que le Québec était au 4e rang sous les administrations péquistes de Parizeau, Bouchard et Landry.

La gestion économique du PQ avait été tellement bonne que le fédéral avait diminué la péréquation au Québec, ce qui est normal. La péréquation, c’est pour les provinces pauvres. Quand on est moins pauvre, on reçoit moins de péréquation.

Dès 2005, nous étions tombés au 7e rang. De manière générale, dans l’ensemble du régime Charest, le Québec tomba de 4e au 9e rang canadien.

Cet appauvrissement avait permis au premier ministre de se vanter que, grâce à son gouvernement, le Québec avait obtenu plus d’argent du fédéral que sous les gouvernements péquistes… ce qui rigoureusement vrai.

En effet, appauvri, le Québec avait droit à davantage de péréquation canadienne. L’audace du premier ministre consistait donc à présenter avantageusement cet appauvrissement. Comme une grande réalisation de son gouvernement.

Mais le gouvernement Couillard a surpassé celui de Jean Charest; nous voilà derrière toutes les provinces canadiennes. Grâce au PLQ, seuls les Esquimaux sont maintenant plus pauvres que nous… pour l’instant.

L’explication du Devoir se divise en trois parties. Premièrement la structure industrielle du Québec dépend trop de la petite entreprise. Deuxièmement, notre revenu disponible est moindre parce que nous nous offrons un filet de protection sociale plus onéreux. Et troisièmement, parce que nous choisissons de moins travailler.

D’entrée de jeu, je ne vous cacherai pas que je suis ulcéré de lire dans Le Devoir — un journal qui se veut nationaliste et intellectuel — les explications simplistes dont le Parti libéral du Québec a besoin pour justifier sa gestion catastrophique de l’économie québécoise.

Voyons en détail les justifications du quotidien.

Première raison : une structure industrielle déficiente

La moins bonne performance du Québec est liée au fait que son économie est composée d’une plus grande proportion de petites entreprises.

Mais pourquoi donc ? Ce peut-il qu’en laissant filer les sièges sociaux à l’Étranger (un argument mineur, je le reconnais) et surtout en l’absence totale de stratégie industrielle, notre économie s’en va chez le diable ?

Une économie basée essentiellement sur des petites unités de production, c’est la caractéristique des pays pauvres et plus précisément des pays du Tiers-Monde.

La question à se poser est simple. Quelle est la stratégie industrielle des gouvernements libéraux ?

Sous le gouvernement Charest, la stratégie de développement industriel du Québec, c’était le Plan Nord; un programme colossal de soixante-milliards$ (excusez du peu) pour transformer le Québec en un peuple de mineurs.

Je n’ai rien contre les mineurs, mais est-ce la meilleure façon d’employer nos diplômés universitaires ? À casser de la roche dans la toundra québécoise ? Apparemment, oui.

Voyons maintenant la stratégie de développement industriel du gouvernement Couillard : réitérer notre attachement au Canada et créer ainsi un climat favorable à l’établissement du grand capital. Puis, attendre béatement que ce dernier y réponde.

Comme c’est beau. Et surtout, comme ce n’est pas forçant. Voyez le résultat; le dernier rang des provinces canadiennes. Bravo Philippe !

Sous Couillard, le Plan Nord s’est rétréci à treize ou vingt-milliards$ (selon l’humeur du Premier ministre) et on lui a ajouté une ‘stratégie maritime’ nébuleuse, et ce dans un domaine de juridiction exclusive du gouvernement fédéral.

Alors on coupe dans les domaines de juridiction provinciale mais on veut dépenser dans ceux du fédéral, ce qui allège la tâche du fédéral qui peut alors dépenser plus en envahissant les domaines de juridiction provinciale.

Comme c’est étrange, cette fédération où tout le monde rêve d’être à la place de l’autre…

Une stratégie maritime dont les seules manifestations concrètes sont de jolis clips publicitaires à la télévision et, de temps en temps, un Panamax pétrolier qui s’aventure à gratter le fond de sa cale jusqu’à Sorel… et à tasser quelques bélougas au passage.

À bien y penser, M. Couillard a peut-être raison; il est peut-être mieux d’être matelots ou débardeurs que mineurs.

Deuxième raison : le filet troué de la protection sociale

Si notre revenu disponible est moindre, c’est aussi parce que nous nous payons un filet de protection sociale plus onéreux.

Mais pourquoi l’immense majorité des Québécois sont-ils attachés à des mesures sociales qui nous appauvrissent ?

Parce qu’elles ne nous appauvrissent pas, justement.

À titre d’exemple, le cout réel d’une place en garderie est d’environ 37$ par jour (la partie déboursée par les parents + la partie payée par les contribuables). Mais si chaque parent choisissait de faire appel à une gardienne privée, cela couterait beaucoup plus cher.

Ceci étant dit, quelle est donc cette mesure sociale ruineuse qui aurait fait chuter notre revenu disponible du 4e au 10e rang canadien depuis que les Libéraux sont au pouvoir ?

À ma connaissance, toutes les mesures sociales dont nous bénéficions sont antérieures aux gouvernements Charest et Couillard.

Donc cet argument ne tient pas debout.

Troisième raison : le farniente

Nous sommes plus pauvres parce que nous travaillons moins. Mais pourquoi au juste travaillons-nous moins ? Ah, on ne sait pas.

Depuis vingt ans, le taux de chômage diminue dans toutes les provinces canadiennes. C’est le cas au Québec, ce qui permet au gouvernement Couillard de se péter les bretelles sur le dos.

Mais à la différence des autres provinces, depuis l’arrivée au pouvoir des Libéraux, les emplois offerts aux Québécois sont de plus en plus des emplois précaires, moins bien payés, où le nombre d’heures offert est moindre.

Voilà pourquoi le nombre d’heures travaillées diminue. Mais cela est beaucoup trop compliqué à dire. Alors on y va d’une citation : les Québécois choisissent volontairement de travailler moins.

Donc, résumons : les Québécois travaillent plus d’heures quand ils sont gouvernés par le PQ et, conséquemment, montent au 4e rang canadien du revenu par personne sous les gouvernements péquistes de Parizeau, Bouchard, et Landry.

Mais ils redescendent au dernier rang sous les gouvernements de Charest et Couillard parce qu’ils choisissent volontairement d’avoir plus de temps libre pour apprécier la belle vie que nous offrent les Libéraux.

Pourquoi n’y avais-je pas pensé ?

Conclusion

De nos jours, la grande majorité des chroniqueurs économistes basent leurs articles sur des communiqués émis par des institutions financières ou des agences de presse.

Contrairement aux instituts de recherche ou aux groupes de réflexion, les agences de presse sont des moulins à nouvelles. Leur but est d’alimenter rapidement, le mieux possible, les quotidiens qui leur sont abonnés sur ce qui se passe dans le monde.

Dans le domaine économique, ces agences n’ont pas de perspective. Toute variation du produit intérieur brut, du taux de chômage, du taux d’intérêt, et des indices boursiers est présentée telle quelle. Au mieux, ce changement sera analysé sur une courte période de référence; en comparaison avec la semaine précédente, le mois dernier ou — tout au plus — avec l’année passée.

Dans le cas du revenu disponible par personne, le Québec n’est passé que du 9e au 10e rang depuis l’an dernier. Bref, rien d’anormal.

Il suffit donc pour l’éditorialiste du Devoir de justifier la place occupée par le Québec. Comme s’il en avait toujours été ainsi. Comme une fatalité à laquelle nous ne pouvions pas échapper.

Et c’est alors que la myopie du chroniqueur l’amène à devenir l’avocat du défaitisme, le chantre du petit pain pour lequel nous sommes nés et l’avocat de la gestion économique désastreuse du gouvernement actuel.

Dans un sondage récent, 66% des Québécois se disent d’accord pour dire que les médias sont complices du pouvoir et de l’establishment au pays. Doit-on s’en étonner ?

La gestion économique catastrophique des Libéraux québécois
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Chagall et la musique — La guerre et l’après-guerre (première partie)

15 mars 2017

Les périls de la guerre

Réfugié dans le sud de la France en raison de l’avancée des troupes allemandes, Chagall est arrêté en 1941 lors d’une rafle contre les Juifs dans un hôtel de Marseille.

Dans cette ville, un an plus tôt, le journaliste américain Varian Fry avait été envoyé secrètement par l’Emergency Rescue Committee avec trois-mille dollars cousus dans ses vêtements et une liste de quelque deux-cents écrivains et artistes en danger.

Aidé du vice-consul américain à Marseille, Fry sauva la vie à près de 2 000 Juifs et militants antinazis en les aidant à fuir l’Europe.

Parmi ceux-ci se trouvait Marc Chagall que Fry fit libérer de prison peu de temps après son arrestation.

Sur l’internet, on présente deux versions complètement différentes de l’odyssée de Marseille à New York que réalisèrent Chagall et son épouse.

Celle qu’on trouve le plus couramment veut que Chagall, avant de traverser l’Atlantique, ait quitté Marseille sur le cargo Nevamare à destination de Séville, puis de Cadix, et finalement de Lisbonne.

J’ai écarté cette version en raison de ses nombreuses invraisemblances dont celle, majeure, du fait que Séville n’est pas un port de mer.

Selon la version que j’ai retenue, Chagall et son épouse quittèrent Marseille le 7 mai 1941 à bord d’un train à destination de Lisbonne avec escale à Madrid.

Le voyage dura quatre jours. Mais ils durent attendre jusqu’à la mi-juin avant de s’embarquer pour New York.

Ces délais s’expliquent parce qu’il fallut plus d’un mois pour recevoir les 600kg de toiles, d’aquarelles et de croquis expédiés de Marseille par lots séparés et dont Chagall ne prit possession au Portugal que le 10 juin 1941.

Ces colis représentaient la majeure partie de ses œuvres récentes, certaines encore inachevées.

En raison d’un embargo exigé par l’Espagne ou l’Allemagne, le couple Chagall navigua vers New York sans les œuvres du peintre.

Ce n’est que le 13 septembre suivant que celles-ci arrivèrent à New York à bord du Nevamare.

Certains des 769 passagers arrivés vivants avaient dû débourser la somme considérable de mille dollars pour prendre place sur ce cargo insalubre.

Les infiltrations d’eau aux étages inférieurs firent en sorte que tous les bagages qui s’y trouvaient moisirent au cours de la traversée et furent jetés à la mer par les autorités sanitaires new-yorkaises à leur arrivée.

Heureusement, les œuvres du peintre avaient été paquetées dans une grosse boite de 183 x 183 x 91 centimètres, solidement fixée sur le pont du navire et gardée presque continuellement par la fille de Chagall.

Torpillé par un sous-marin allemand, le Navemare sombra sur le chemin de son retour vers l’Europe.

L’Exil à New-York

Aperçu de la sixième salle

La sixième salle de l’exposition Chagall et le musique présente des œuvres réalisées au cours de la Deuxième Guerre mondiale ou dans les années qui suivirent, tandis que la salle suivante — que nous verrons la prochaine fois — présente des œuvres réalisée à la même époque mais de taille plus importante.

Le Mariage (1944)

Puisque la production de Chagall s’est interrompue au décès de Bella, cette toile d’esprit baroque a nécessairement été créée avant le 2 septembre 1944.

Elle apparait comme un hommage à l’institution du mariage.

Dans ce cas-ci, deux êtres s’unissent sous la houppa rouge tendue au-dessus d’eux.

Dans le coin inférieur gauche, on peut voir non pas une ménora (comme on aurait pu s’attendre) mais un chandelier dont le nombre de branches est celui des saisons.

Derrière eux, des parents et amis souriants passent du coq à l’âne, bercés par la musique bienveillante de musiciens placés au haut du tableau et qui font office d’allégories du bonheur.

Le Gant noir (1923-1948)

Commencé l’année de l’arrivée à Paris de Chagall accompagné de sa nouvelle épouse (en 1923), ce tableau est terminé dans cette même ville, alors que Chagall y retourne seul après la guerre.

Entre ces deux dates, un gant noir garde ouvert un calepin où le lit une inscription — ‘avril 1942’ — dont Chagall a emporté outre-tombe la mystérieuse signification.

Ce tableau est dominé par l’image centrale de Bella, épouse décédée et muse intemporelle avec qui Chagall (le visage vert et rouge) entretenait une relation fusionnelle.

Triangulaire, son voile nuptial blanc est également un chemin de neige qui unit leurs racines communes à Vitebsk (à gauche) à la force créatrice du peintre (à droite).

Le Pendule à l’aile bleue (1949)

À la suite du décès de Bella, la production de Chagall s’interrompit quelques mois. Ce tableau fut exécuté cinq ans après sa disparition.

L’horloge représentée ici est celle de la maison d’enfance de Chagall à Vitebsk. Ailée, elle illustre le temps qui fuit et qui emporte le souvenir des amoureux enlacés gravés à sa surface.

Dans le coin inférieur gauche se dessine le profil fantomatique de ce Juif condamné à la solitude et à l’errance. Un bouquet de fleurs symbolise l’amour de Chagall pour son épouse. Dans le coin supérieur gauche, un coq jaune — avatar récurrent de l’artiste — survole la scène sur un ciel noir.

Référence : The Madonna of the Village. World War II and the Rescue of Works by Chagall

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re photo), objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le crucifix de l’incohérence

12 mars 2017

Introduction

L’Hôtel-Dieu de Québec ne suffisant plus à la demande, c’est en 1927 qu’est fondé l’hôpital du Saint-Sacrement.

À l’origine, l’établissement est confié aux Augustines, bientôt suivies par les sœurs de la Charité en juin 1927. Ces dernières en deviennent les propriétaires en 1936 et le demeureront jusqu’à ce que l’hôpital devienne public, quelques décennies plus tard.

Le mois dernier, à la suite de la plainte d’un patient, un crucifix accroché dans le hall d’entrée de l’hôpital a été retiré, puis réinstallé quelques jours plus tard après les protestations de milliers de personnes.

L’archevêque de Québec avait déclaré : « J’y vois plutôt un manque de sensibilité à l’endroit de notre peuple et de son histoire, ainsi qu’un manque de respect envers ces femmes religieuses qui ont fondé l’hôpital et qui y ont œuvré pendant plusieurs décennies.»

Le premier ministre du Québec a soutenu que ça ne dérangeait pas les gens ‘des autres cultures’ de voir le crucifix à l’Assemblée nationale ou dans un hôpital. Vraiment ?

C’est à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) que le crucifix a été réinstallé.

Dans la justification de sa volteface, le Centre hospitalier de Québec déclare : « Le MSSS considère qu’il ne s’agit pas ici de la neutralité religieuse de l’État mais du respect de l’histoire de l’hôpital, du caractère patrimonial religieux et surtout du respect et de la reconnaissance à avoir envers nos mères fondatrices, la communauté des Soeurs de la Charité.»

Le crucifix a été réinstallé avec une plaque explicative, comme le suggérait le diocèse.

L’incohérence du gouvernement Couillard

Le gouvernement Couillard se dit favorable à la neutralité religieuse de l’État.

Pour bien comprendre ce que cela veut dire, il faut distinguer la pierre et l’humain.

La neutralité signifie que tous les symboles religieux amovibles doivent disparaitre de la propriété de l’État. Ces symboles n’ont leur place que dans les institutions confessionnelles (lieux de culte, écoles privées, etc.) et les lieux privés.

On doit donc les retirer des écoles publiques, des hôpitaux et des bâtiments municipaux ou provinciaux.

Ce qui n’est pas amovible reste là parce qu’il fait toujours partie du patrimoine architectural. Comme la croix au sommet du Panthéon de Paris.

N’y a-t-il pas des objets amovibles qui ont également une valeur patrimoniale ? Sans doute. Mais il y a patrimoine et patrimoine.

Tout ce dont on hérite est patrimonial.

Lorsque des parents décèdent, toutes leurs possessions sont du patrimoine. Certains objets sont légués explicitement par testament. D’autres sont partagés entre les héritiers. Et ce qui reste est jeté au rebut.

Il en est de même des objets amovibles patrimoniaux. Ce qui mérite d’être conservé doit l’être. C’est ainsi que le crucifix de l’Assemblée nationale doit être retiré, puis confié à un musée.

Mais tous ces crucifix en plâtre peint ou en métal moulé, faits à la machine à des milliers d’exemplaires, doivent être jetés au rebut comme n’importe quelle camelote.

Ce qui ne veut pas dire qu’on doive renoncer à rendre hommage, par une plaque explicative, au dévouement des communautés religieuses dans les bâtiments qui leur ont déjà appartenus.

Pour ce qui est des gens, la neutralité de l’État signifie qu’ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Les manifestations extérieures de leur foi, cela ne regarde pas l’État.

Sur la place publique, certaines personnes jugent approprié de ne donner aucun indice de leur appartenance religieuse. D’autres personnes veulent le contraire. C’est leur droit.

Personne ne doit imposer aux autres comment ils doivent vivre leur religion, tant et aussi longtemps que leur liberté n’empiète pas sur le droit des autres de vivre différemment.

Bref, c’est vivre et laisser vivre.

D’autre part, le gouvernement Couillard se propose d’obliger la prestation et la demande de services gouvernementaux à visage découvert. Cela est évidemment discriminatoire à l’égard des femmes qui portent le niqab ou la burka. Mais c’est un choix de société; nous ne voulons pas de ces déguisements sur la voie publique. Voilà tout.

Conclusion

J’avoue avoir de moins en moins de patience à l’égard des débats qui n’en finissent plus au sujet de la place de la religion dans notre société.

Ces déchirements ne cesseront pas avec adoption d’une politique claire à ce sujet mais ils commenceront à s’estomper le jour où l’État cessera de se comporter comme une girouette et que les citoyens mécontents sauront que certains combats sont voués à l’échec. En somme, quand c’est ça qui est ça.

Le projet de loi 59 était la solution du Parti libéral pour lutter contre le fanatisme religieux d’influence saoudienne; il avait été présenté à la suite des propos controversés de deux imams sunnites de Montréal. Malheureusement, ce projet de loi était une passoire. Et il a été retiré parce que jugé liberticide.

En juin 2015, le gouvernement Couillard présentait le projet de loi 62 : celui-ci défendait le principe de la neutralité religieuse de l’État.

Mais arrive la controverse du crucifix de l’hôpital du Saint-Sacrement. Et voilà le gouvernement qui recule. Finalement, l’étude ultérieure du projet de loi est reportée à cet automne.

Bref, après plus d’une décennie de gouvernement libéral presque ininterrompu, on est toujours devant rien; ces débats interminables se poursuivent parce qu’on ne tourne jamais la page pour passer à autre chose.

D’où la question : le gouvernement croit-il sérieusement aux principes qu’il prétend défendre ? Si oui, où en est la preuve ?

Références :
Hôpital du Saint-Sacrement
Intégrisme et radicalisation : de retour à la case départ
Le crucifix de retour à l’Hôpital du Saint-Sacrement
Le crucifix «ressuscite» au CHU de Québec
Retrait du crucifix: le CHU de Québec est la cible de menaces

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Piéride de la rave

7 mars 2017
Papillon femelle, vu de côté
Face dorsale du papillon mâle
Face dorsale du papillon femelle
Face dorsale du papillon femelle, de biais

Introduction

La Piéride de la rave (Pieris rapae) est un petit papillon blanc mat dont l’envergure fait entre quatre et cinq centimètres. C’est autour de 1860 que ce papillon a fait son apparition au Québec.

Face dorsale des ailes

Sur la face dorsale des ailes, l’apex est gris ou noir et l’aile antérieure porte, selon le sexe, une ou deux taches noires; les femelles en ont deux et les mâles, une seule.

De plus, vers le thorax, les ailes antérieures sont saupoudrées de gris, ce qui est également le cas des ailes postérieures.

Chez la femelle, une ‘coulée’ de poudre grise située près du bord inférieur de l’aile antérieure relie discrètement la seconde tache noire au thorax.

Une frange de courts poils blancs borde le côté extérieur des ailes.

Face ventrale des ailes

Sur la première photo ci-dessus, ce qui semble être un reflet des fleurs jaunes avoisinantes ne l’est pas.

L’apex de l’aile antérieure est réellement jaune pâle. Quant aux ailes postérieures, elles sont délicatement teintées de jaune chez la femelle : cette couleur est plus affirmée chez le mâle.

Ce qui la distingue de la Piéride du chou

La Piéride de la rave est plus petite que la Piéride du chou. Les ailes de la première font de 4 à 5 cm tandis que la seconde possède une envergure de 5 à 6,5 cm.

Sur la Piéride du chou, la tache noire de l’apex est plus étendue et adopte la forme concave de la lame d’une faux.

La femelle de la Piéride de la rave pond ses œufs isolément, en volant de feuille en feuille alors que la Piéride du chou pond les siens groupés.

Lorsque l’une et l’autre s’attaquent au chou, la chenille de la Piéride du chou se trouvera sur les feuilles déployées alors que la chenille de la Piéride de la rave aura tendance à s’enfouir dans la pomme de ce légume.

Biologie

La Piéride de la rave est un des papillons les plus communs au monde. On le trouve dans les pays tempérés, aux Bermudes, dans la péninsule arabique, au Maghreb, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

L’œuf allongé est pondu debout. Frais, il est blanc translucide  il jaunit au cours de sa maturation.

La période d’incubation dure une semaine.

La chenille verte décorée de jaune se nourrit de Brassicacées (dont la rave, évidemment).

Ce papillon connait trois à cinq générations par année en plaine et deux en montagne.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 250 — 210 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm


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La Nuit blanche 2017

6 mars 2017

 

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C’est samedi dernier qu’avait lieu la Nuit blanche dans le cadre du festival Montréal en lumière.

Ce festival d’hiver — le plus important au monde — combine gastronomie, théâtre, cirque, danse, et art contemporain.

La nouveauté de sa 18e édition, c’était l’ajout d’un circuit de 3,6km (appelé Illuminart) le long duquel se répartissaient 25 installations lumineuses réalisées par des créateurs d’ici et d’ailleurs.

Si le volet gastronomique mettait en vedette la ville de Lyon, le festival célébrait également le cinquantième anniversaire de l’exposition universelle qui s’est tenue à Montréal en 1967.

Le diaporama ci-dessus présente quelques photos prises au cours de la Nuit blanche. Il comprend trois volets : l’esplanade du stade olympique, le site du festival, et le long du circuit d’Illuminart.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 et M.Zuiko 75 mm F/1,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Insalubrité de restaurants et épiceries de Montréal (condamnations de février à décembre 2016)

5 mars 2017

On trouvera ci-dessous la liste alphabétique des établissements condamnés récemment pour avoir enfreint les règles d’hygiène de la ville de Montréal. Pour ces onze mois, les amendes totalisent 508 075$.

• Adar (Pâtisserie —) / 5634 Av. Westminster / 3 350$
• Adriatica (Boulangerie et pâtisserie —) / 5824 Boul. Saint-Laurent / 2 500$
• Aladdin (Restaurant —) / 6700 Ch. de la Côte-des-Neiges / 1 000$
• À la Japonaise (Expérience Teriyaki) / 3131 Boul. de la Côte-Vertu / 1 000$
• Alimentation Exotique de Montréal / 6695 Av. Victoria / 2 500$
• Al Mizan (Marché —) / 1695 Boul. De Maisonneuve Ouest / 3 750$
• Al-Taib / 1625 Boul. De Maisonneuve Ouest / 1 000$
• Amarone Montrésor (Restaurant —) / 2040 Rue Saint-Denis / 1 500$
• Amir (Restaurant —) / 5252 Rue Jean-Talon Ouest / 6 000$
• Amir (Restaurant —) / 580 Rue Sainte-Catherine Est / 1 900$
• Aqua Lunch / 977 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 300$
• Arabella (Café restaurant —) / 178 Pl. du Marché-du-Nord / 350$
• Aramark Bombardier / 1800 Boul. Marcel-Laurin / 2 000$
• Artizan Pizza (L’—) / 414 Rue Fleury Ouest / 1 250$
• Au Paradis des Iles (Restaurant —) / 8080 Boul. Newman / 1 000$
• Aurora (Brasserie —) / 3175 Av. de Granby / 1 900$
• Aux Deux Gaulois (Boucherie —) / 8501 Rue Saint-Denis / 1 200$
• Aux Quatre Vents / 7070 Av. Henri-Julien / 250$
• Aux Vivres (Restaurant végétalien —) / 4631 Boul. Saint-Laurent / 1 000$
• Banh Xeo Minh (Restaurant —) / 1308 Rue Bélanger / 2 250$
• Barbes Café-resto / 3911 Rue Jean-Talon Est / 900$
• Basha (Restaurant —) / 286 Rue Jean-Talon Est / 1 700$
• Bâton Rouge Suite 233 (Restaurant —) / 7999 Boul. des Galeries-d’Anjou / 1 200$
• BBQ Doré (Restaurant Le —) / 3392 Rue Jean-Talon Est / 3 500$
• Beijing (Restaurant —) / 92 Rue De La Gauchetière Ouest / 9 800$
• Belles-Sœurs (Restaurant Les —) / 2251 Rue Marie-Anne Est / 250$
• Bob Produits Frais / 12559 Av. Fernand-Gauthier / 750$
• Bonfire (Les Services alimentaires —) / 4840 Av. Saint-Kevin / 1 000$
• Brûlerie Urbaine / 5252 Ch. de la Côte-des-Neiges / 750$
• Buffalo Bill Wings / 5248 Ch. de la Reine-Marie / 1 250$
• Buffet chinois Lasalle / 2101A Av. Dollard / 2 800$
• Café Bistro / 3100 Boul. de la Côte-Vertu / 800$
• Café du Musée McCord / 690 Rue Sherbrooke Ouest / 250$
• Café et Crêpe / 374 Rue Sainte-Catherine Ouest / 250$
• Café Le Centre / 1290 Rue De La Gauchetière Ouest / 1 450$
• Café Suprême / 700 Boul. René-Lévesque Ouest / 1 000$
• Café Tunis / 3765 Rue Villeray / 1 000$
• Café Victoria / 8600 Boul. Langelier / 2 950$
• Cantor (Boulangerie — Bon Marché) / 8575 8e Avenue / 1 600$
• Capitol (Bouchers —) / 158 Pl. du Marché-du-Nord / 1 250$
• Capucine (Resto-bar —) / 7000 Boul. Maurice-Duplessis / 1 500$
• Casa Cacciatore (Restaurant —) / 170 Rue Jean-Talon Est / 1 350$
• Catic Canada (Distributeur —) / 6293 Boul. Léger / 900$
• C & C (Marché —) / 4829 Rue de Verdun / 1 750$
• Charleroi (Supermarché —) / 4764 Rue de Charleroi / 1 250$
• Chester Pizza / 3681 Rue Wellington / 1 250$
• Chez Daniel (Boulangerie Kasher —) / 340 Boul. Marcel-Laurin / 650$
• Chez Dany (Pizzeria —) / 4348 Rue Saint-Denis / 750$
• Chef Foo / 4715 Av. Van Horne / 1 250$
• Chez Khady / 850 Boul. Décarie / 3 500$
• Chez La Mère / 5054 Rue de Castille / 900$
• Chez Maxim Oriental / 1059 Boul. Saint-Laurent / 1 250$
• Chez Ping / 6222 Boul. Monk / 2 000$
• Chez Ping / 7401 Boul. Newman / 1 950$
• Chico’s (Restaurant —) / 6580 Boul. Saint-Laurent / 750$
• Churros / 7497 Rue Saint-Hubert / 1 000$
• Cocobun (Pâtisserie —) / 1550 Boul. De Maisonneuve Ouest / 900$
• Comment Allez-Vous Tout Le Monde (Marché —) / 445 Av. Ash / 1 500$
• Cristal Chinois / 1002 Boul. Saint-Laurent / 11 600$
• Cuisine AuntDai / 5557A Ch. de la Côte-des-Neiges / 11 500$
• Cuisine Szechuan / 2350 Rue Guy / 250$
• Cultures / 3131 Boul. de la Côte-Vertu / 750$
• Cultures / 1500 Av. McGill College / 700$
• Cultures et Thai Express / 1023 Rue du Marché-Central / 1 850$
• Darlington (Supermarché international —) / 6655 Av. Darlington / 800$
• Décarie Hot Dog (Restaurant —) / 953 Boul. Décarie / 250$
• Déli Bourassa (Restaurant —) / 6000 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 250$
• Délices Al-Manar / 5595 Ch. de la Côte-de-Liesse / 500$
• Délicieux Express / 1439 Rue Saint-Mathieu / 2 250$
• Déli-panneur / 1822 Rue Notre-Dame Ouest / 1 000$
• Dépanneur Bellevie / 4201 Rue Saint-Jacques / 750$
• Desi Dera (Restaurant —) / 790 Rue Jarry Ouest / 1 750$
• Dhillon Brother Grocery / 775 Rue Jean-Talon Ouest / 6 000$
• Divino (Restaurant —) / 3500 Boul. de la Côte-Vertu / 4 250$
• Dolce Vita (Café bistro —) / 505 Rue Sainte-Catherine Est / 2 000$
• Double Pizza / 620 90e Avenue / 500$
• Double Pizza / 7180 Boul. Pie-IX / 2 400$
• Double Pizza / 280 Rue Sainte-Catherine Ouest / 2 000$
• Dragonnaire (Restaurant —) / 5563 Boul. Léger / 500$
• East Pan-asiatique Cuisine & Bar / 1250 Boul. Robert-Bourassa / 500$
• Eche pa Echarle (Restaurant —) / 7216 Rue Saint-Hubert / 1 000$
• Efes (Pâtisserie boulangerie —) / 689 Rue Saint-Roch / 1 400$
• Eggspectation / 5179 Ch. de la Côte-des-Neiges / 2 000$
• Epic Dibella (Bistro —) / 5055 Rue Saint-Zotique Est / 1 400$
• Esposito (Les Aliments —) / 7030 Boul. Saint-Michel / 3 750$
• Ethan (Restaurant —) / 72 Rue De La Gauchetière Ouest / 6 650$
• Euromarché Latina (L’—) / 11847 Boul. Laurentien / 4 250$
• Euromarché St-Michel / 10181 Boul. Saint-Michel / 750$
• Eva B. Galerie Café Boutique / 2015 Boul. Saint-Laurent / 1 000$
• Express Miramar / 5250 Rue Jarry Est / 1 000$
• Farrouj Express / 3575 Av. du Parc / 250$
• Ferdous (Marché —) / 1451 Rue Sainte-Catherine Ouest / 750$
• Fiore (Restaurant —) / 977 Rue Sainte-Catherine Ouest / 250$
• Fortune (Casse-croute —) / 6448 Boul. Saint-Laurent / 1 300$
• Fu Tai (Marché —) / 6700 Ch. de la Côte-des-Neiges / 1 500$
• Guizot (Boulangerie-pâtisserie —) / 31 Rue Guizot Est / 1 900$
• FC Fruits et Légumes / 7070 Av. Henri-Julien / 950$
• Festival Philippines (Boulangerie —) / 5980 Av. Victoria / 900$
• Froment et de Sève (Boulangerie de —) / 2355 Rue Beaubien Est / 900$
• Gariépy & Fils Fins gourmets / 3240 Rue Dandurand / 750$
• Groupe Hattem (Le —) / 11111 Rue Notre-Dame Est / 2 500$
• Habibi Toujours (Restaurant —) / 1172 Rue Bishop / 1 800$
• Hoai Huong (Restaurant —) / 5485 Av. Victoria / 1 250$
• Hoang Oanh (Sandwich vietnamien —) / 1071 Boul. Saint-Laurent / 1 500$
• Hochelaga (Restaurant pizzeria —) / 4743 Rue Hochelaga / 1 000$
• Huong Thinh (Restaurant —) / 2098 Rue Jean-Talon Est / 1 250$
• Hyang (Restaurant japonais —) / 5332 Ch. de la Reine-Marie / 1 000$
• Hymus (Bar — ou Brasserie —) / 177 Boul. Hymus / 750$
• Jade Quartier chinois (Restaurant —) / 67 Rue De La Gauchetière Ouest / 900$
• Jolée (Restaurant —) / 5495A Av. Victoria / 2 250$
• Jong Ro (Pâtisserie —) / 7417 Av. Harley / 11 800$
• Kascher de Qualité (Boulangerie —) / 5855 Av. Victoria / 3 000$
• Kalohin (Restaurant —) / 1240 Rue Stanley / 3 750$
• Kebab Express (Restaurant —) / 5567A Ch. de la Côte-des-Neiges / 750$
• Kien Vinh Tradings / 1062 Boul. Saint-Laurent / 3 000$
• Kim Phat (Les Aliments —) / 3588 Rue Goyer / 10 950$
• Kiskeya (Restaurant —) / 3211 Rue Denis-Papin / 3 250$
• Klondike Resto Bar & Grill / 100 Rue Sainte-Anne / 3 600$
• La Baie des Fromages / 1715 Rue Jean-Talon Est / 2 500$
• La Belle Haitianna / 9032 Boul. Saint-Michel / 800$
• La Belle Province Dorval / 388 Av. Dorval / 3 500$
• La Bottine Filante (Centre de la petite enfance —) / 6970 Av. Christophe-Colomb / 500$
• L’Académie de l’Ouest (Restaurant —) / 6321 Aut. Transcanadienne / 1 000$
• La Cannoise (Boulangerie Pâtisserie —) / 1301 Rue Ontario Est / 1 000$
• Lacordaire (Marché —) / 2914 Rue Lacordaire / 750$
• La Frita Pizzeria / 4909 Rue Notre-Dame Ouest / 1 000$
• Lahmadjounes Arméniens / 420 Rue Faillon / 1 500$
• Lahore Karachi (Restaurant —) / 14329 Boul. de Pierrefonds / 250$
• Laitue & Go / 1000 Rue De La Gauchetière Ouest / 2 250$
• Laitue & Go / 110 Rue Peel / 2 000$
• Laitue & Go / 100 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 500$
• Laitue & Go / 1 Pl. Ville-Marie / 1 750$
• Lajeunesse (Pâtisserie —) / 533 Rue Gounod / 1 000$
• La Maison Kim Mon (Restaurant —) / 5047 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 300$
• La Mama (Restaurant —) / 1173 Rue Notre-Dame (Lachine) / 500$
• La Marchigiana (Boulangerie pâtisserie —) / 7757 Boul. Newman / 250$
• La Menara (Restaurant —) / 256 Rue Saint-Paul Est / 1 250$
• La Québécoise Hot Dog / 3520 Rue Ontario Est / 3 900$
• L’Art du Hamburger / 408 Rue Gilford / 1 200$
• Lasalle R.D.P. (Boulangerie et pâtisserie) / 8591 Boul. Maurice-Duplessis / 2 000$
• La Saveur (Pâtisserie) / 6033 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 500$
• La Stanza (Buffet —) / 6878 Rue Jean-Talon Est / 11 050$
• Laurier (Super marché —) / 1293 Av. Laurier Est / 250$
• La Vida Casse-croute créole / 785 Rue Jarry Ouest / 3 500$
• Le Baobab Café / 4800 Rue Wellington / 250$
• Le Boustan / 2020A Rue Crescent / 3 000$
• Le Cartier Café bistro / 3550 Ch. de la Côte-des-Neiges / 1 200$
• Le Manoir (Brasserie —) / 625 32e Avenue / 800$
• L’Entrepôt Mont-Royal (Resto —) / 1019 Av. du Mont-Royal Est / 1 000$
• Le Régal (Pizza —) / 4334 Boul. Henri-Bourassa Est / 750$
• Le Village grec (Restaurant —) / 654 Rue Jean-Talon Ouest / 1 000$
• Le Whynot (Café —) / 5384 Av. Gatineau / 2 750$
• Liesse (Supermarché —) / 761 Rue de Liège Ouest / 250$
• L’Oasis (Pizzeria —) / 6183 Rue Bélanger / 700$
• L’Olivier (Supermarché —) / 234 Rue Jean-Talon Est / 4 250$
• Lumy (Marché —) / 997 Av. Ogilvy / 1 000$
• Lyla (Restaurant —) / 431 Rue Jean-Talon Ouest / 1 250$
• Madni (Marché —) / 12090 Boul. Laurentien / 1 250$
• Maharaja (Restaurant-buffet) / 1481 Boul. René-Lévesque Ouest / 7 900$
• Maison Egg Roll Le Paprika / 3741 Rue Wellington / 1 250$
• Maison Mottas (Pâtisserie —) / 303 Av. Mozart Est / 10 500$
• Mako (Charcuterie —) / 7220 Av. Querbes / 2 500$
• Mama Super Marché Antillais / 4757 Rue de Charleroi / 2 000$
• Mandy’s / 5033 Rue Sherbrooke Ouest / 2 000$
• Mangue et Melon / 7070 Av. Henri-Julien / 250$
• Man Na (Restaurant —) / 1421 Rue Bishop / 750$
• Marabou Créole (Restaurant —) / 9880 Boul. Saint-Laurent / 3 450$
• Marcello’s Market and Deli / 800 Rue De La Gauchetière Ouest / 1 000$
• Marché d’Afrique / 881 Rue Jean-Talon Ouest / 700$
• Marché Oriental St-Denis / 7101 Rue Saint-Denis / 1 000$
• Marché 18 / 4650 Rue d’Amiens / 900$
• McCormack (les Viandes —) / 947 Rue de l’Église / 900$
• Méridionale (Boulangerie pâtisserie charcuterie —) / 1699 Rue Thierry / 500$
• Mile-End (Épicerie —) / 5710 Av. du Parc / 700$
• Mistinguette (Restaurant —) / 1558 Rue Fleury Est / 3 050$
• Mokolo (Marché —) / 4974 Ch. de la Reine-Marie / 1 200$
• Molisana (Boulangerie —) / 6547 Av. Somerled / 1 700$
• Mon Shing (Restaurant —) / 90 Rue De La Gauchetière Ouest / 1 750$
• Mosaïque (Boulangerie —) / 3531 Rue Bélair / 4 500$
• Muffins Plus / 625 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 000$
• Multi Family Service (Épicerie —) / 436 Av. Ogilvy / 7 000$
• Nacho Libre Taco bar / 913 Rue Beaubien Est / 1 000$
• Nanthakumar / 800 Rue Saint-Roch / 1 200$
• New Kwality (Restaurant —) / 4771 Boul. des Sources / 1 500$
• New Marché 786 / 772 Rue Jean-Talon Ouest / 1 000$
• Nouilles Etc. (Restaurant —) / 6666 Rue Sherbrooke Est / 2 000$
• Nouveau Systême (Restaurant —) / 3419 Rue Notre-Dame Ouest / 1 000$
• O’Cantinho (Restaurant —) / 3204 Rue Jarry Est / 1 875$
• Oineg (Traiteur —) / 360 Rue Saint-Viateur Ouest / 1 750$
• One Stop (Supermarché cahère —) / 6735 Av. de Darlington / 1 400$
• Opéra Café (L’— ou Caféine Plus) / 888 Boul. De Maisonneuve Est / 250$
• Palais Montcalm (Restaurant —) / 1314 Rue Ontario Est / 3 500$
• Panda Sushi Queen Mary / 5240 Ch. de la Reine-Marie / 1 200$
• Paradis Montréal / 7343 Rue Saint-Hubert / 350$
• Paris Pho (Restaurant —) / 1717 Rue Poirier / 900$
• Pastatella (Manufacture —) / 1721 Rue Thierry / 500$
• Pâtes Coloccia / 1201 Rue Jean-Talon Est / 2 000$
• Peety Pops (Restaurant pizzeria —) / 9597 Boul. Maurice-Duplessis / 250$
• Pendeli’s (Restaurant —) / 1401 Rue du Collège / 500$
• Petite-Italie (Charcuterie fromagerie de la —) / 8278 Boul. Maurice-Duplessis / 1 600$
• Pho Bac 97 (Restaurant —) / 1016 Boul. Saint-Laurent / 250$
• Pho 21 (Restaurant —) / 1454 Rue Amherst / 500$
• Pho 2000 (Restaurant —) / 223 Rue Sainte-Catherine Est / 2 000$
• Pho Moderne (Restaurant —) / 886 Boul. Décarie / 250$
• Piada Gelato Bar / 11702 Boul. De Salaberry / 1 250$
• Picadilly (Boulangerie Pâtisserie —) / 542 Av. Ogilvy / 700$
• Pita Burger / 6700 Ch. de la Côte-des-Neiges / 250$
• Pizzafiore (Restaurant —) / 3518 Av. Lacombe / 2 500$
• Pizza Pizza / 414 Rue Jean-Talon Ouest / 500$
• Pizzeli Coq (Restaurant —) / 7614 Rue Saint-Hubert / 2 500$
• P.M. (Restaurant —) / 1809 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 000$
• PNT (Restaurant —) / 3181 Rue Bélanger / 500$
• Pointe-Claire (Delicatessen —) / 51 Av. Donegani / 1 600$
• Portugalia (Rôtisserie —) / 34 Rue Rachel Ouest / 1 300$
• Premier Choix (Fruiterie et charcuterie —) / 6500 Av. Papineau / 800$
• Prison de Bordeaux / 800 Boul. Gouin Ouest / 1 750$
• Quing Hua Dumpling / 1676 Av. Lincoln / 1 250$
• Raja (Restaurant —) / 1151 Boul. Décarie / 250$
• Ram Sweetshop / 1016 Rue Jean-Talon Ouest / 1 750$
• Ravioli Maixiang Yuan / 1929 Rue Sainte-Catherine Ouest / 2 500$
• Relai Express (Le — ) / 7495 Rue Saint-Denis / 1 500$
• Restaurant Kurde / 6717 Boul. Monk / 3 250$
• Riviera (Boulangerie et patisserie —) / 435 Rue Jean-Talon Ouest / 1 000$
• Rizwan (Super Marché —) / 2170 Rue Patricia / 1 300$
• Rôtisserie Italienne (La —) / 1933 Rue Sainte-Catherine Ouest / 250$
• Royal Gala (Fruiterie —) / 2213 Rue Beaubien Est / 1 300$
• Royal Plus (Marché Tabagie —) / 6201 Av. Christophe-Colomb / 700$
• Ryan (Poissonnerie et restaurant —) / 8090 Boul. Langelier / 2 000$
• Sachi Sushi / 4931 Rue Beaubien Est / 1 250$
• Saint-Jean Bagel / 3702 Boul. Saint-Jean / 8 100$
• Salonica (Restaurant —) / 5261 Rue Saint-Denis / 4 000$
• San Gennaro (Restaurant —) / 69 Rue Saint-Zotique Est / 250$
• Santa Lucia (Restaurant —) / 1264 Rue Stanley / 1 000$
• San Vincenzo (Boulangerie et pâtisserie —) / 5047 Boul. Couture / 2 000$
• Savannah (Fruiterie —) / 5600 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 000$
• Séraphin (Boulangerie —) / 5008 Boul. Saint-Laurent / 250$
• Serrir (Boulangerie-pâtisserie —) / 6235 Rue Jean-Talon Est / 2 500$
• Shawarma Express / 7234A Rue Hutchison / 2 000$
• Shehrazad Resto-café / 1242 Rue Crescent / 800$
• Sheng Tang (Marché —) / 1425 Rue du Fort / 1 200$
• Silver Dragon II / 1800 Av. de l’Église / 5 450$
• Solymar (Restaurant —) — Voir Pizzeli Coq (Restaurant)
• Soubois (Restaurant —) / 1106 Boul. De Maisonneuve Ouest / 250$
• Soupe Bol / 1245 Place Phillips / 900$
• Souvlaki Tripolis / 679 Rue Saint-Roch / 1 000$
• Stanasis Saveur Caraïbe (Restaurant —) / 4077 Rue de Castille / 2 500$
• Station des Sports / 2051 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 600$
• Stecchino (Charcuterie —) / 1155 Rue Metcalfe / 1 400$
• Sun Heng (Restaurant —) / 6349 Boul. Léger / 1 250$
• Supermarché International Darlington / 6655 Av. de Darlington / 2 650$
• Sushi Crescent (Restaurant —) / 1437 Rue Crescent / 1 750$
• Sushi Plus / 1248 Av. Beaumont / 1 500$
• Sushi St-Denis / 1669 Rue Saint-Denis / 2 000$
• Sushi Time / 4534 Rue Wellington / 1 000$
• Swadesh (Marché —) / 484 Av. Ogilvy / 3 000$
• Tandoori Bellevue (Restaurant —) / 67 Rue Sainte-Anne / 3 500$
• Tandoori Centre Eaton / 705 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 250$
• Tania (Marché —) / 166 Pl. du Marché-du-Nord / 350$
• Teddy’s (Deli & Bar —) / 12825 Rue Sherbrooke Est / 750$
• Tendance Café / 1100 Boul. Crémazie Est / 1 200$
• Thai Express / 7275 Rue Sherbrooke Est / 750$
• Thmor Da (Restaurant —) / 3733A Rue Jarry Est / 2 000$
• Tiffany’s (Restaurant —) / 7977 Boul. Décarie / 2 500$
• Tim Horton (Café —) / 115 Boul. Crémazie Ouest / 1 500$
• Touma (Restaurant —) / 222 Boul. Crémazie Est / 1 350$
• Tous Les Jours (Restaurant —) / 1689 Av. du Mont-Royal Est / 6 000$
• Traiteur Oineg / 360 Rue Saint-Viateur Ouest / 3 600$
• Tropic (Supermarché —) / 8075 Av. André-Ampère / 6 950$
• Variété Dépanneur Unik / 6342 Rue Pascal / 1 350$
• Vertiere (Marché —) / 2569 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 250$
• Vianou (Pâtisserie —) / 7110 Rue Alexandra / 1 700$
• Vie & Nam / 705 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 000$
• Vincent Sous-Marin / 3855 Rue Sainte-Catherine Est / 900$
• Wok Café / 1845 Rue Sainte-Catherine Ouest / 5 100$
• Wok’n Roll (Restaurant —) / 4293 Rue Saint-Denis / 1 250$
• Zinman Marché de volailles St-Dominique / 7010 Rue Saint-Dominique / 1 200$
• Zushi Sushi / 1805 Rue Sainte-Catherine Ouest / 500$
• 17 Avenue (Restaurant —) / 3732 Rue Jean-Talon Est / 1 700$

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 30

3 mars 2017
© 2010 — Google Maps

Environ 200 000 jeunes saoudiens masculins sont envoyés à l’étranger pour y étudier.

L’école saoudienne est tellement centrée sur l’apprentissage du wahhabisme que beaucoup d’entreprises du pays préfèrent faire venir leur main-d’œuvre qualifiée de l’Étranger.

Au cours des trois premiers trimestres de 2016, 95% des emplois créés ont été comblés par des non-Saoudiens. Si bien que le taux de chômage chez les 20 à 29 ans dépasse 28%, sans tenir compte du très grand nombre de femmes ne sont pas sur le marché du travail.

Le chômage qui frappe les diplômés moins fortunés explique pourquoi les Saoudiens forment le plus important contingent de mercenaires au sein de l’État islamique et d’Al-Qaida en Syrie (devant les Tchétchènes sunnites exilés en Turquie).

Références :
Laurens T. Un royaume en danger. La Revue 2016; no 61-2: 155.
Rising Unemployment Suggests Saudi Government Reforms Are Failing


 
La France n’est pas le pays francophone le plus peuplé au monde.

Avec sa population de 85 millions d’habitants, ce titre appartient à la République démocratique du Congo.

Il est à noter que cet ancien Congo belge ne doit pas être confondu avec la République du Congo, ancienne colonie française.

La République démocratique du Congo est également le principal producteur mondial de cobalt dont il détient la moitié des réserves connues, loin devant le second producteur, la Chine.

À faible dose, ce métal est essentiel à la vie puisqu’il est au cœur de l’hydroxycobalamine (la vitamine B12 naturelle) et de la cyanocobalamine (sa version pharmaceutique vendue en Amérique du Nord).

À forte dose, il est hautement toxique.

Références :
Cobalt
Anonyme. Priorité à la croissance économique. Supplément à La Revue 2015; no 57-8: 12-9.
République démocratique du Congo


 
Au milieu des années 1960, 48 gros buveurs de bière furent empoisonnés au sulfate de cobalt ajouté à la bière DOW comme stabilisateur de mousse.

En raison des craintes suscitées, cette brasserie a fait faillite peu de temps après.

À l’époque comme aujourd’hui, le gouvernement canadien permet que des produits chimiques soient ajoutés à la bière à l’insu des consommateurs, une pratique interdite en Allemagne.

Références :
Additifs à bière
Brasserie Dow
Des bières dangereuses?
Les 500 ans du décret sur la pureté de la bière (Reinheitsgebot)


 
Avec l’Inde, le Pakistan et la Sierra Leone, les États-Unis sont un des treize pays au monde qui ne garantissent aucune vacance annuelle payée à leurs citoyens.

La moitié des bas salariés n’en ont pas. D’une manière générale, près d’un Américain sur quatre ne peut aller en vacances qu’à ses frais.

Même une partie de ceux à qui l’employer accorde des vacances payées n’osent pas en profiter. Si bien qu’en 2015, 41% des Américains ont eu des congés hebdomadaires mais pas un seul jour de véritable vacance.

Référence : Sanders B. Our Revolution: A Future to Believe In. New York: Thomas Dunne Books, 2016.


 
L’Inde n’est pas seulement un pays où le viol est endémique : comme dans beaucoup d’autres pays asiatiques, c’est aussi un pays où se pratique beaucoup le harcèlement sexuel.

Le transporteur aérien national est Air India.

En décembre 2016, un passager de la classe affaires avait été s’assoir à côté d’une femme endormie dans la classe économique afin de procéder à des attouchements sexuels qui avaient finalement réveillé la passagère.

Plus tôt ce mois-ci, un autre passager avait été arrêté en raison d’attouchements et de remarques inappropriées ciblant une agente de bord.

Pour combattre cela, Air India a récemment décidé d’offrir (sans frais supplémentaires) deux rangées de sièges réservées exclusivement aux femmes.

Référence :
Air India introduces female-only rows to tackle harassment


 
Avec son climat chaud et sec, l’Australie est propice aux incendies, notamment à ce qu’on appelle feux de végétation.

Celui du 6 février 1851 fut surnommé le Jeudi noir : environ un million de moutons et des milliers de bovidés y perdirent la vie.

Si ces incendies constituent une calamité du point de vue économique, elles permettent la régénération des forêts.

Par temps très chaud, les eucalyptus libèrent des vapeurs d’huile inflammables; il suffit d’un orage pour déclencher un feu de forêt.

Plusieurs eucalyptus possèdent des bourgeons de réserve sous leur écorce et certaines graines ne germent qu’en présence de cendres au sol.

Références :
Incendies de végétation en Australie
Rogel JP. Quelques secrets de l’eucalyptus. Quatre-temps 2016; vol. 40 no 1: 48-52.


 
Chez les 15 à 29 ans, les accidents de la route sont la principale cause de décès dans le monde, tuant annuellement 300 000 jeunes.

Dans l’ensemble des victimes (jeunes ou non), 31% sont des passagers d’automobiles, 23% sont des motocyclistes, 22% sont des piétons, 4% sont des cyclistes et 21% sont de statut inconnu.

C’est en Afrique que le taux est le plus élevé atteignant 26,6 morts par 100 000 habitants, comparativement à 9,3 en Europe. La cause en est l’impunité des chauffards en raison de la corruption endémique.

Référence : Mataillet D. La route qui tue. La Revue 2016; no 61-2: 104-7.


 
En dollars constants, aux États-Unis, le revenu familial moyen n’a presque pas changé depuis deux décennies, après avoir atteint un sommet en 1999.

Par contre, le prix du logement s’est accru du quart en dollars constants depuis 1995. Si bien que certains Américains dépensent jusqu’à 70% du revenu familial à l’hébergement et à l’électricité.

Chaque année, des millions d’Américains sont expulsés de leur domicile pour loyers impayés. Dans la ville de Milwaukee, au Wisconsin, sur les 105 000 logements que compte la ville, 16 000 personnes sont chassées annuellement de leurs domiciles ou de leurs loyers, ce qui représente seize familles par jour.

D’autre part, dans l’ensemble des États-Unis, les délais d’attente pour un logement social se comptent non pas en années, mais en décennies.

Références :
Inégalités sociales aux États-Unis de 2000 à 2010
No place like home: America’s eviction epidemic


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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