Attentats et glorification posthume

28 juillet 2016

À la suite de l’attaque terroriste à l’école Polytechnique de Montréal — qui a fait 14 victimes en 1989 — certains parents avaient demandé aux journalistes de taire le nom de l’auteur de cette tuerie afin de ne pas contribuer à sa renommée.

Dans le film Polytechnique, le tueur est montré inexpressif, comme habité par une haine qui l’a vidé de son humanité. En dépit de la finesse de ses traits, il n’est pas aimable (c’est-à-dire de nature à être aimé).

Ces jours-ci, une controverse secoue le milieu journalistique français relativement à l’éthique dont devraient faire preuve les médias lorsqu’ils traitent d’attentats terroristes. Plus précisément, la question est de savoir s’il est approprié de nommer et/ou de montrer la photo des terroristes.

Tous s’entendent pour dire qu’une telle publication est nécessaire lorsqu’il s’agit de suspects qui ont survécu à leur méfait et qui sont recherchés par la police. Mais dans le cas de ceux qui périssent en commettant leur crime, ne procède-t-on pas à leur glorification posthume en les montrant et en les nommant ?

Il n’y a aucun doute que cela contribue à leur renommée : mais est-ce que cela contribue à leur gloire ?

En théorie, la gloire est inhérente à l’acte. Chez les personnes favorables à la cause d’un terroriste, la réussite de celui-ci et l’ampleur de son méfait devraient être, de loin, les principaux critères qui contribuent à sa gloire.

Dans les faits, il en est autrement. Si on prend l’exemple du révolutionnaire Che Chevara, serait-il aussi connu s’il avait à son crédit les mêmes faits d’armes mais s’il avait l’air d’un pou ?

De plus, il est raisonnable de penser qu’un geste d’éclat particulièrement meurtrier pourrait susciter le désir d’émulation chez des êtres asociaux à la recherche du sens à donner à leur vie, chez ceux qui confondent réussite et gloire, ou chez des personnes influençables.

Les études concernant le suicide ont démontré l’effet Werther. Mis en évidence en 1982, le suicide mimétique est le phénomène de la hausse du nombre de suicides suivant la parution dans les médias d’un cas de suicide. Ce sont des personnes qui y pensaient sans doute déjà mais qui ont passé à l’acte par mimétisme.

Mais là encore, les déprimés passent à l’acte sous l’influence de la nouvelle et non par l’apparence physique ou le nom de celui qui s’est suicidé. Tous les journaux pourraient se tromper quant à l’identité du suicidé et cela ne changerait rien au mimétisme suscité par ce suicide.

Dans le cas de ce blogue, si je n’ai jamais mentionné le nom du terroriste du Métropolis — dont on ne voit le nom que dans mes références — c’est davantage par mépris que par principe déontologique.

Personnellement, qu’on montre la photo d’un terroriste vociférant ses menaces (comme celui du Métropolis), cela ne me dérange pas. Ce qui me dérange, c’est lorsqu’on montre un terroriste souriant et sympathique; cela est un manque de tact pour les parents des victimes qui y voient là un exercice de séduction du média au profit du terroriste.

Funérailles de Denis Blanchette

Lors de l’attentat terroriste au Métropolis en 2012, Denis Blanchette perdait la vie en tentant d’empêcher un homme armé qui voulait pénétrer dans cette salle de spectacle.

Une recherche effectuée aujourd’hui à l’aide d’un moteur de recherche très connu donne 20 200 liens relatifs à ‘Denis Blanchette Métropolis’ et 247 000 liens lorsqu’on remplace le nom de ce héros par celui de son assassin.

C’est donc à dire que pour chaque article qui mentionne le nom de Denis Blanchette, il y en a 120 qui mentionnent celui qui l’a tué.

Depuis des siècles, dans l’espace public occidental, on glorifie non seulement des héros victorieux qui ont contribué à la gloire de la Nation, mais également des martyrs.

Rappeler la mémoire de ces derniers sert non seulement à souligner le courage de ces suppliciés, mais également la futilité de la barbarie exercée contre eux. En somme, dans les deux cas, cette commémoration est un acte de propagande : susciter l’admiration du héros ou la compassion à l’égard de la victime.

Denis Blanchette a été tué à deux pas de l’intersection des rues Boisbriand et Saint-Dominique.

La première de ces rues a été donnée en l’honneur de Pierre Dugué de Boisbriand, cousin d’Iberville, né à Ville-Marie en 1675, devenu gouverneur intérimaire de La Nouvelle-Orléans en 1724, et mort en France en 1736.

L’attribution de Saint-Dominique à l’autre rue ne correspond pas à des faits reliés à notre histoire.

Il me semble important de perpétuer la mémoire de Denis Blanchette.

Il s’agit d’un héros ‘ordinaire’. Non pas un militaire exceptionnel, non pas un grand serviteur de l’État, mais un héros comme chacun d’entre nous pourrait le devenir si nous avions le courage de faire comme lui dans un moment où notre bravoure pourrait faire basculer le cours de l’Histoire.

Bref, je crois qu’il serait bon que la rue Saint-Dominique soit renommée en son honneur.

Références :
Attentats terroristes: le dilemme des médias
Effet Werther
La responsabilité de l’attentat terroriste au Métropolis
Médias : faut-il divulguer l’identité et la photo des terroristes ?
Terrorisme – La France flirte avec la censure

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R — 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 108 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pour l’amour de la salsa cubaine

27 juillet 2016

Parmi les commentateurs qui ont eu l’occasion de s’exprimer sur ce blogue se trouve Marc Dinet. Celui-ci est l’expert mondial en salsa cubaine.

Après avoir vécu une bonne partie de sa vie en Amérique latine, M. Dinet est revenu à Paris en 1996, où il s’est tout naturellement lié au milieu caraïbéen de la capitale, et notamment aux exilés cubains.

C’est au contact de ces derniers que M. Dinet découvre les particularités de la salsa telle qu’on la danse à Cuba.

Plus simple, plus conviviale, plus riche et diversifiée, la salsa cubaine est devenue planétaire et, ajoutant le titre d’auteur à celui de danseur, M. Dinet participe à cet engouement.

Ses nombreux séjours à Cuba — dont celui qu’il effectue au moment où ces lignes sont écrites — lui permettent de s’assurer de l’authenticité de sa pratique et de son enseignement.

En raison peut-être de l’embargo américain, c’est donc tout naturellement à un Européen que revenait l’honneur d’écrire la bible du praticien de la salsa.

Son livre est disponible au Québec entre autres chez Archambault et Renault-Bray au prix de 22$, de même qu’en France à la FNAC et chez Amazon pour 12,5 euros. De plus, une version électronique pour le recteur Kindle se vend à 9,4 euros.

À ce prix-là, quel amateur de danse sociale peut s’en priver ?

Pour terminer, les intéressés qui le souhaitent pourront lui écrire en cliquant sur ceci.

Références :
Critiques des clients d’Amazon.fr

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hémérocalles 2016 — 2e partie

26 juillet 2016
Émérocalle ‘Purple Sage’
Émérocalle ‘Fooled Me’
Émérocalle (variété inconnue)
Émérocalle ‘Vuvolos’
Émérocalle ‘Ed Murray’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm
3e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hémérocalles 2016 — 1re partie

25 juillet 2016
Hémérocalle ‘Disraeli’
Hémérocalle ‘Viola Léger’
Hémérocalle ‘J.S. Gayner’
Hémérocalle ‘Country Melody’
Hémérocalle ‘Queen Esther’

Selon le photographe Henri Cartier-Bresson, la netteté (de l’image) est un concept bourgeois.

À ouverture maximale, l’Helios 85mm est un objectif impressionniste. S’il n’est donc pas très net, il possède en revanche une manière qui lui est propre de rendre les objects hors-foyer, et notamment les taches lumineuses en arrière-plan.

Son extravagance n’est pas appréciée de tous. Moi, je l’aime bien.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
3e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 125 — 85 mm
4e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Métropolis : pourquoi aucune accusation pour attentat terroriste ?

24 juillet 2016

Introduction

Le soir du 4 septembre 2012, la nouvelle première ministre du Québec réunissait deux-mille partisans dans une salle de spectacle, le Métropolis, afin de célébrer leur victoire électorale.

Pendant le discours de Mme Marois, Denis Blanchette (un technicien de scène, père d’une fillette de 4 ans) est tué d’une balle à l’arrière de l’édifice en tentant d’empêcher un homme armé de pénétrer par l’entrée des artistes.

Déviée, la même balle blesse gravement son collègue Dave Courage.

À l’aide du matériel incendiaire qu’il a apporté, le suspect met ensuite le feu dans le but d’empêcher les gens de sortir de l’édifice par l’arrière.

N’ayant pas encore réalisé que son arme principale s’est enrayée, le suspect tente d’abattre un témoin oculaire et un policier avant d’être arrêté et ainsi être empêché de mener à terme son projet.

Le soir de l’attentat, le terroriste a apporté cinq armes dont deux qu’il transporte sur lui.

L’arme principale est une carabine CZ858 Tactical-2 modifiée illégalement pour contenir trente balles au lieu de cinq; le chargeur en contenait encore 27 au moment de l’arrestation.

L’autre arme sur lui était une arme de poing de 9mm, le Ceska Zbrojovka CZ75.

Dans sa fourgonnette, le suspect avait également trois autres armes dont un pistolet Beretta 9mm et un révolver de calibre .357 Magnum.

La sécurisation des lieux

On savait déjà qu’au moment de l’attentat, aucun policier n’était présent à l’arrière du Métropolis.

Le terroriste a donc pu tuer une personne, avoir le temps de verser son matériel incendiaire et d’y mettre le feu avant que les policiers à l’avant accourent, alertés par le bruit du tir qui a tué Denis Blanchette.

Mais il y a plus. Ce qu’on apprend au cours du contrinterrogatoire du terroriste est consternant.

Lorsque le lieu et la date de la réunion péquiste ont été rendus publics peu avant la tenue de l’évènement, il était du devoir de la Sureté du Québec de sécuriser l’endroit puisqu’une de ses responsabilités est d’agir comme garde présidentielle. Cela ne fut pas fait.

Le jour de l’attentat, le terroriste s’est rendu une première fois au Métropolis afin d’inspecter les lieux et de planifier soigneusement son crime.

Il en a fait même le tour trois fois. Il lui fallait notamment trouver l’endroit le plus proche pour stationner en raison du poids du matériel incendiaire. L’endroit idéal était le stationnement des Habitations Jeanne-Mance, situées à l’arrière du Métropolis.

Sa présence suspecte n’a attiré l’attention de personne puisqu’aucun policier n’était sur place.

Après cette reconnaissance des lieux, il est retourné chez lui (à 142km, dans les Laurentides), pour prendre ses armes à feu, ses munitions et ses bidons d’essence.

Son retour en soirée avec le même véhicule n’a déclenché les soupçons de personne puisqu’aucune mesure préventive n’avait été entreprise jusqu’alors.

On doit donc conclure que les responsables de la sécurité du chef de l’État québécois ont fait preuve d’une négligence grossière le 4 septembre 2012. Négligence d’autant plus impardonnable qu’elle a couté la vie à Denis Blanchette, sans compter le danger auquel un nombre considérable de personnes ont été exposées.

Les chefs d’accusation

Cette semaine, lors du contrinterrogatoire du terroriste, on a appris que les avocats de la poursuite savaient que l’accusé avait avoué — le 18 septembre 2012 à la psychiatre chargée d’en faire l’évaluation psychologique — que son plan était de tuer le plus de Séparatistes possible ainsi que la première ministre.

Il avait également avoué qu’il avait voulu mettre le feu au Métropolis pour obtenir le même résultat que l’incendie criminel du café Blue Bird (qui s’était soldé par 37 morts à Montréal en 1972).

En d’autres mots, le 11 octobre 2012, lorsque le suspect comparait devant un tribunal pour apprendre les chefs d’accusations portées contre lui, les procureurs savent depuis trois semaines qu’on a affaire à un attentat terroriste mais choisissent de ne porter aucune accusation à ce sujet.

D’où la question : Comment se fait-il qu’on ait pris cette décision alors que la loi antiterroriste canadienne rend la condamnation pour acte terroriste beaucoup plus facile que pour un homicide ‘ordinaire’ ?

La pièce manquante

Lors de l’incendie du café Blue Bird en 1972, trois individus avaient mis le feu à l’escalier qui donnait accès au bar situé au premier étage d’une bâtisse. L’unique sortie de secours étant verrouillée, l’incendie fit 37 victimes et n’épargna que les personnes qui sautèrent de la fenêtre de la toilette pour femmes.

Dans le cas de l’attentat au Métropolis, l’incendie à l’arrière de l’édifice ne permettait pas à lui seul d’atteindre le but recherché par le terroriste — soit tuer le maximum de personnes — puisque les participants à la soirée péquiste auraient pu facilement sortir à l’avant. En effet, cette sortie est suffisamment large pour permettre l’évacuation sécuritaire de tout le monde.

Façade du Métropolis
Entrée des artistes

Cet incendie n’a du sens que si l’intention de l’accusé était, une fois le feu bien allumé, de se déplacer à l’avant afin d’abattre tous ceux qui auraient voulu échapper au brasier.

Dans son esprit, cela semblait d’autant plus facile qu’aucun policier n’était sur place l’après-midi, au moment de sa visite exploratoire des lieux, et que le soir de l’attentat, des passants lui ont peut-être masqué la présence des policiers qui montaient maintenant la garde devant la salle (à moins qu’il ne se soit rendu directement au stationnement à l’arrière).

Au moment où ces lignes sont écrites, cette partie de la preuve semble faire défaut.

Voilà sans doute pourquoi, parmi les chefs d’accusation portés contre le terroriste, aucun ne concerne sa tentative de meurtre contre les deux-mille participants à cette soirée. Une omission dont l’énormité est évidente depuis que la preuve de la poursuite a été rendue publique.

Le témoignage de la psychiatre est une preuve par ouï-dire, ce qui ne sert qu’à mettre en doute la crédibilité de l’accusé. Celui-ci a témoigné sous serment que son intention n’était, au contraire, que d’empêcher la première ministre de prononcer son discours.

Dans une cause criminelle ordinaire, il ne faut présumer de rien puisqu’on ne peut condamner l’accusé que lorsque la preuve est irréfutable, c’est-à-dire hors de tout doute raisonnable. En raison de la facilité d’y échapper, l’incendie à l’arrière du Métropolis peut être considéré par un juré indulgent comme une simple négligence criminelle (c’est-à-dire comme un acte susceptible d’entrainer involontairement la mort).

Ce qui rend encore plus incompréhensible la décision de ne pas ajouter un chef d’accusation supplémentaire en vertu de la loi antiterroriste canadienne de 2002. Le parlement canadien a adopté cette loi précisément pour faciliter la condamnation des coupables d’attentats et faire obstacle à leur acquittement pour des vices de forme. À quoi sert une loi dont on ne se sert pas ?

De plus, c’était là une occasion de tester cette loi et, le cas échéant, d’en vérifier les échappatoires.

Références :
Attentat du Métropolis
Attentat au Métropolis: Denis Blanchette est mort en héros
Attentat au Métropolis: Richard Henry Bain possédait 22 armes
Bain possédait légalement toutes ses armes
Bain voulait empêcher Pauline Marois de faire son discours
Il y a quarante ans, la tragédie du Blue Bird Café
L’attentat terroriste au Métropolis : un crime quelconque ?
Richard Bain avait avoué à sa psychiatre ses crimes et leur préméditation
Richard Bain avait fait des aveux à sa psychiatre

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re photo) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 26 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm

Métropolis : pourquoi aucune accusation pour attentat terroriste ?
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un peu de rouge

23 juillet 2016
Dahlia ‘Hollyhill RPT’
Dahlia ‘Jessica’
Dahlia commun ‘Black Beauty’
Rosier grandifolia ‘Rainbow Sorbet’
Cerisier nain ‘Crimson Passion’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 125 — 85 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e  photo : 1/3200 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un peu de la nature

22 juillet 2016
Séneçon aquatique
Croscomie ‘Lucifer’
Échinacée ‘Sunrise’
Croscomie ‘Ministar’
Rosier hybride de thé ‘Charlotte Brownell’
Lis asiatique ‘Sun Ray’

Si j’en juge par les ‘J’aime’, une partie des abonnés à ce blogue ont choisi de l’être parce qu’ils apprécient les photos de fleurs et de papillons que j’y publie à l’occasion. Or ces gens patientent depuis le 5 juin dernier.

Alors, pour mettre fin à leur attente, j’ai effectué récemment cinq visites au Jardin botanique. Voici une première tranche de ce que j’en ai rapporté.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 125 — 85 mm
3e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
6e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 27

21 juillet 2016
Le Huard canadien

Quel artiste n’aimerait pas qu’une de ses œuvres soit reproduite à un milliard d’exemplaires.

C’est le cas de Robert-Ralph Carmichael, décédé le 16 juillet dernier. Cet Ontarien a conçu la pièce canadienne courante de 1$, surnommée ‘le Huard’.

Ses initiales, RRC, apparaissent à droite, vers le milieu de la pièce.

Originellement en bronze électroplaqué sur du nickel, ce bronze est plaqué sur du fer depuis 2012 afin de réduire les couts de production.

Références :
Le concepteur du huard canadien est mort
Pièce de 1 dollar canadien


 
Prenant l’avion pour la première fois, une passagère chinoise a eu la surprise de sa vie. Alors que les autres passagers prenaient possession de leurs sièges, cette cinquantenaire a voulu aller à la toilette.

Mais dès l’ouverture de la porte, un bruit assourdissant s’est fait entendre, provoquant la panique à bord.

Après évacuation d’urgence de l’Airbus A321 de la China Southern Airline, on a expliqué à la passagère comment reconnaitre la porte de la toilette de celle de la sortie de secours…

Après plusieurs heures de retard, les passagers ont été réadmis à bord, sauf cette vieille dame à qui on a confisqué le passeport et la carte d’embarquement.

Référence : Chine : elle confond la porte des toilettes avec celle… de l’avion


 
Le Taj Mahal est un mausolée de marbre blanc construit par l’empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse (morte en 1619).

Les cendres crématoires dispersées dans une rivière à proximité constituent un engrais pour les algues qui y prolifèrent et une source de phosphore pour un insecte très particulier.

Celui-ci menace le monument par ses déjections vertes et noires qui enlaidissent sa façade. Malheureusement, à la longue, le brossage quotidien abime les fragiles arabesques qui décorent le monument.

Pendant des siècles, cet insecte était la proie des poissons de la rivière. Mais celle-ci est devenue tellement polluée que les poissons ne peuvent plus y vivre. D’où la prolifération des insectes.

Référence : Insect poo turning the Taj Mahal green


 
De 2011 à 2014, la proportion de personnes qui se définissent comme ‘sans religion’ est passée de 25% à 48,5% en Angleterre et au Pays de Galles.

Le 51,5% des personnes ‘croyantes’ se répartissent entre 19,8% d’Anglicans, 8,3% de Catholiques, 15,7% d’autres confessions chrétiennes (protestantes, notamment) et 7,7% de religion autre que chrétienne.

En Écosse, la proportion de personnes qui se définissent comme ‘sans religion’ est passée de 40% à 52% entre 1999 et 2016.

Au contraire, en 2011 en Ulster, seulement 7% des citoyens déclarent être non chrétiens ou sans religion.

Il est à noter qu’une personne ‘sans religion’ n’est pas nécessairement athée; elle peut être déiste, c’est-à-dire admettre l’existence d’une divinité sans adhérer à des dogmes et une religion en particulier. D’où le paradoxe d’être croyant tout en étant sans religion.

Référence : People of no religion outnumber Christians in England and Wales – study


 
Dans le canton suisse allemand de Bâle-Campagne, le refus de deux élèves musulmans, âgés de 14 et de 15 ans, de serrer la main de leur institutrice a provoqué un scandale.

Ce refus était invoqué par des raisons religieuses.

Toutefois, selon Saïda Keller-Messahli (présidente du Forum pour un islam progressiste), « le refus de serrer la main d’une femme est un des symptômes de l’Islam politique qui veut la séparation des sexes dans tous les domaines de la vie publique, qui veut le foulard pour les filles, qui veut voiler les femmes et leur assigner une place secondaire dans les mosquées et dans l’espace public

Les autorités du canton ont donc décidé d’imposer une amende de 6 000$ aux parents ou aux responsables d’élèves qui qui refuseront de se conformer à la nouvelle directive.

Référence : Suisse: poignée de main obligatoire, peu importe la religion


 
François Hollande, le président de la République française, est toujours bien coiffé.

Dans son édition du 13 juillet 2016, le journal Le Canard enchaîné révélait que depuis le 16 mai 2012, le coiffeur personnel du chef de l’État est rémunéré 2 473 euros (3 555$Can) par semaine pour accomplir sa tâche.

Il est à la disposition du président 24 heures sur 24, sept jours par semaine. Il le recoiffe tous les matins et autant de fois que nécessaire, notamment à chaque prise de parole publique.

Référence : Le coiffeur de François Hollande payé 9 895 euros brut par mois depuis 2012


 
Durant la saison froide, une rencontre sportive ne peut avoir lieu au stade olympique de Montréal si la neige accumulée sur le toit dépasse trois centimètres. C’est peu.

Lorsqu’on conçoit un bâtiment, il faut que le toit soit capable de supporter cinq fois la quantité de neige qui pourrait s’y accumuler. À Montréal, pour un toit plat, il faut prévoir dix mètres de neige puisqu’il est fréquent que l’hiver laisse deux mètres de neige.

Mais le Stade olympique — dont le toit est courbe — a été conçu pour soutenir seulement trente centimètres de couverture neigeuse.

Références :
La neige menace les débuts locaux de l’Impact
Le stade, toujours mal aimé


 
Le point d’exclamation a été créé en 1399 par le Florentin Coluccio Salutati (créateur également des parenthèses). Ce signe de ponctuation apparait donc plus d’un demi-millénaire après le point d’interrogation, né lui aussi en Italie.

Dans leur traité La ponctuation ou l’art d’accommoder les textes, les auteurs Olivier Houdart et Sylvie Prioul écrivent :
« Le point d’interrogation avait été inventé, dans un contexte de recul intellectuel, comme une aide à la lecture des textes du passé; l’admiratif — c’est le nom donné originellement au point d’exclamation en France — est né lors d’une période d’essor des idées, qui réclamait des signes neufs pour s’exprimer.»

Références :
Coluccio Salutati
Sus au point d’exclamation!


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 30mm F/2,8 Macro — 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 30 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La planète Hong Kong

20 juillet 2016

Voici The Allegory of the Cave de la firme Visual Suspect.

Réalisateur : Yannis Biliris
Productrice : Gwendoline Biliris (de Visual Suspect)
Musique : Dexter Britain (c’est la finale de The Time to Run).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La végétalisation de l’ile de Surtsey

19 juillet 2016

Naissance de l’ile

Située à 32km des côtes islandaises, l’ile de Surtsey est née d’une éruption volcanique qui a commencé à 130 mètres sous le niveau de la mer aux alentours du 10 novembre 1963, a atteint la surface le 14 novembre 1963, s’est poursuivie durant quatre ans. Elle s’est terminée le 5 juin 1967. Toute activité volcanique a cessé depuis.

Surtsey vient de Surt, le dieu du feu, de la forge et des volcans dans la mythologie islandaise.

Sous l’effet de l’érosion des vagues et du vent, la superficie de cette ile noire a diminué; elle est passée de 2,65km² à sa naissance, à 1,41km² aujourd’hui. Plus ronde à l’origine et en forme de figue depuis, c’est l’ile la plus au sud de l’Islande.

La première décennie

La première phase de végétalisation dure une décennie. Elle débute avant même la fin de l’activité volcanique alors qu’apparait la première plante au printemps de 1965.

Durant cette phase, des graines, des bactéries, des moisissures et des champignons sont charriés principalement par la mer et accessoirement par les vents.

Riches en minéraux, les cendres volcaniques de Surtsey sont toutefois pauvres en azote et en phosphore, deux éléments essentiels à la croissance des plantes.

Ce handicap est partiellement compensé par les bactéries et les champignons qui possèdent la propriété de fixer l’azote, c’est-à-dire de transformer l’azote de l’air en nitrate.

Une douzaine de variétés de lichens, plusieurs variétés de champignons, environ 70 espèces de mousses et quelques plantes composent la toundra clairsemée qui apparait sur l’ile durant cette période.

La deuxième décennie

En raison de la pauvreté du sol, seules deux nouvelles espèces de plantes apparaissent de 1975 à 1985, portant le total à seulement 21 variétés de plantes.

La troisième phase

De 1985 à 1995, le nombre de plantes double, passant de 21 à 44. En 2007, elles sont au nombre de 64.

On doit cette explosion à l’installation d’une colonie de goélands dans la partie sud de l’ile vers 1986. Cette colonie a rapidement atteint plusieurs centaines de membres en quelques années. De nos jours, ils sont au nombre de 700.

Leur guano est un puissant fertilisant. Leurs plumes et leurs fientes apportent des graines venues d’ailleurs.

De plus, dès l’origine de l’ile, le vent avait amené de loin des semences très légères qui doivent cette légèreté au fait qu’elles ne possèdent pas grand réserve nutritive. Incapables de s’implanter en raison de la pauvreté du sol, elles étaient dormantes jusqu’ici.

Mais une fois le sol devenu moins hostile, ces semences dormantes depuis 20 à 25 ans se mettent à germer.

De nos jours, la toundra de l’ile couvre le quart de la surface du littoral et seulement 5% des étendues de gravier. Toutefois près des colonies d’oiseaux, cette couverture atteint de 40 à 100%, ce qui montre bien le rôle indispensable des oiseaux.

Au total, après un demi-siècle de végétalisation, les chercheurs estiment que les oiseaux ont transporté 75% des graines, le vent 16% et l’océan 9%, renversant la tendance des premières décennies de l’évolution de la vie sur l’ile.

Références :
Cossette-Civitella A. Surtsey, la roche devenue jardin en 50 ans. Quatre-temps 2016; vol. 40 no 2: 26-30.
Surtsey

La végétalisation de l’ile de Surtsey
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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