The Color of Time

24 juillet 2017

Les 22 et 23 juillet 2017, la compagnie française Artonic présentait l’événement The Color of Time, inspiré de la fête de l’équinoxe du printemps en Inde.

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En descendant à la station Beaudry, je me suis d’abord arrêté à une exposition extérieure de photographies.

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En traversant la rue Amherst, cette murale (à droite) a attiré mon attention.

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Au cours de The Color of Time, les participants reçoivent des pochettes d’amidon coloré dont on fait jaillir le contenu au moment convenu.

Finalement, tout le monde revient de cette fête moucheté de taches colorées.

De nos jours, soucieux de leur image, les gens sont de plus en plus réticents à se faire photographier par un inconnu.

Mais au cours de ce genre d’évènement — où tout le monde finit par être sale — on accepte paradoxalement de se faire prendre en photo par le premier venu.

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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm (les 4 premières photos) et M.Zuiko 25 mm F /1,2 (les autres photos)
  1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  4e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  5e  photo : 1/800 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  6e  photo : 1/2000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  7e  photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  8e  photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  9e  photo : 1/1250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
10e  photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 100 — 25 mm
11e  photo : 1/2000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
12e  photo : 1/2000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
13e  photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 160 — 25 mm
14e  photo : 1/2500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
15e  photo : 1/1250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
16e  photo : 1/2500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
17e  photo : 1/640 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
18e  photo : 1/1250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
19e  photo : 1/1250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
20e  photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 160 — 25 mm
21e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm

The Color of Time
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| 375e anniversaire de Montréal, Culture, Évènements | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le référendum de Saint-Apollinaire

20 juillet 2017

Les problèmes pourrissent plus lentement que les dépouilles

Dimanche dernier, par un vote de 19 contre 16, des citoyens de la municipalité de Saint-Apollinaire ont refusé une modification de zonage qui aurait permis la création d’un cimetière musulman à proximité de leur domicile.

Après avoir lu de nombreux éditoriaux et commentaires publiés à ce sujet, j’en suis venu à la conclusion que ce fait divers est relativement sans importance.

Ce refus est certainement décevant pour le Centre culturel islamique de Québec (qui pilotait ce projet); si le ‘Oui’ l’avait emporté, cela réglait le problème des fidèles qui fréquentent sa mosquée.

Mais cela laissait intact le même problème vécu par presque tous les autres Musulmans du Québec.

En somme, un référendum positif n’aurait pas réglé grand-chose. Conséquemment, il est futile de chercher à savoir si le référendum a été rejeté pour les bonnes ou les mauvaises raisons.

En réalité, tout cela est devenu un ‘problème’ parce que les choses trainent.

On a un gouvernement prompt à nous assurer de son dévouement devant les caméras; on le voit donc la main sur le cœur — quand ce n’est pas la larme à l’œil — nous promettre d’agir promptement.

Mais quand vient ce temps d’agir, justement, il se traine les pieds.

Ceux qui regardent la retransmission télévisée de la période de questions de l’Assemblée nationale, constatent que l’excuse récurrente du gouvernement Couillard lorsqu’un dossier n’est toujours pas réglé, c’est que la faute en incombe au gouvernement Marois.

En réalité, le gouvernement Marois n’a été qu’un interlude de 18 mois dans les quinze ans de pouvoir presque ininterrompu de régime libéral. Évidemment, il n’a pas résolu tous les problèmes du Québec.

La question fondamentale à se poser est la suivante : comment se fait-il qu’après quinze ans, certains problèmes simples ne soient toujours pas réglés ?

Que les Québécois musulmans qui prennent racine au Québec veulent s’y faire enterrer, cela est légitime.

Or ce n’est pas d’hier que nous accueillons au Québec des Musulmans. Est-ce qu’il était écrit quelque part que nous les accueillions à la condition qu’ils changent de religion ? Non ? Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Les correctifs

M. Philippe Couillard à l’aréna Maurice-Richard, le 2 février 2017

Le 2 février dernier, aux funérailles montréalaises des victimes de l’attentat terroriste de Québec, le premier ministre a appris (s’il ne le savait pas déjà) que ceux qui s’occupent ici des funérailles des Québécois musulmans rencontrent deux difficultés majeures.

A) La rareté des lieux de sépulture

La première difficulté, c’est qu’il y a très peu d’endroits au Québec où les Musulmans peuvent se faire enterrer.

La principale porte-parole des opposants à la création d’un cimetière musulman à Saint-Apollinaire justifiait son opposition en soutenant que les Québécois musulmans devaient plutôt choisir de se faire enterrer dans des cimetières multiconfessionnels.

Que les Québécois musulmans soient enterrés dans des cimetières qui leur sont exclusifs ou non, cela n’est pas important à nos yeux. Mais ce n’est pas à nous d’en juger.

Si certains Québécois musulmans en décident autrement, qui sommes-nous pour les forcer à modifier leurs préférences ?

Ceci étant dit, il faut réaliser que les milieux de droite ou d’extrême droite ont créé un climat toxique à l’égard des Québécois musulmans. Ce à quoi il faut s’attaquer, ce n’est pas aux radiopoubelles de Québec, aux partis politiques qui carburent à l’islamophobie, ni aux milices d’extrême droite comme La Meute; il faut combattre l’idéologue qui les anime.

Or changer des mentalités prend beaucoup de temps.

D’ici là, pour l’État québécois, la solution la plus simple est de consacrer des sommes d’argent aux cimetières du Québec qui voudront devenir multiconfessionnels, sous réserve de différents critères, dont celui de l’acceptabilité sociale dans leurs milieux respectifs. Cela les obligera à travailler eux-mêmes à cette acceptabilité s’ils veulent bénéficier de cette subvention.

Cela ne règle pas le problème des Québécois musulmans qui souhaitent que leurs proches soient enterrés dans un cimetière spécifiquement musulman. Mais cela règle, dans un premier temps, le problème des autres.

Une chose à la fois.

Dans tous les cas, imposer à une municipalité l’obligation d’accueillir un cimetière (confessionnel ou non) à l’encontre de la volonté de ses citoyens, cela entraine la mise sur pied de mesures répressives pour contrer la profanation des sépultures et le vandalisme des stèles ou des monuments funéraires. Concrètement, c’est l’équivalent de lutter contre le vent. Dans ce sens, ce référendum était une bonne chose.

Il y a plus de mille municipalités au Québec. Il n’est pas nécessaire que chacune d’elles ait son propre cimetière musulman ou multiconfessionnel. Il suffit que de tels cimetières se retrouvent çà et là sur l’ensemble du territoire national.

Pour ce faire, il ne faut qu’un seul prérequis; une volonté politique. Pas seulement de belles paroles.

B) L’obligation d’embaumer

Le rituel funéraire musulman a été établi dans des pays dont le climat est désertique, à une époque où la climatisation n’existait pas.

Selon ce rite, les corps sont simplement lavés et enveloppés dans un linceul avant l’enterrement. Ce linceul est composé d’un nombre impair de pièces de tissus. Quant à lui, l’enterrement doit avoir lieu dans les 24 heures qui suivent le décès.

En France, les démarches administratives font en sorte que les délais pour l’enterrement sont un peu plus longs. Conséquemment, les cercueils y sont obligatoires pour des raisons sanitaires.

Après la rareté des lieux de sépulture, le deuxième problème au Québec, c’est que seuls l’incinération ou l’enterrement après embaumement sont permis. Après embaumement, cela signifie après avoir retiré le sang et les viscères de la dépouille.

Puisque l’embaumement est interdit par le rite musulman, cela oblige les Québécois musulmans qui en ont les moyens de rapatrier les corps à l’Étranger pour que l’enterrement se fasse selon les rites de leur religion.

Que faut-il faire pour corriger cela ? C’est simple.

On consulte la norme française à ce sujet. Par couper-coller, on en fait un projet de loi en y ajoutant le préambule commun à toutes les lois du Québec. Puis on le met au feuilleton de l’Assemblée nationale et on l’adopte. C’est tout.

Comment se fait-il que rien n’a été fait depuis février dernier ? Combien faut-il de mois ou d’années pour qu’un gouvernement élu sur la promesse de s’occuper des ‘vraies affaires’ se grouille le derrière ?

C’est un mystère…

Références :
Cimetière musulman: l’«histoire n’est pas terminée», dit Couillard
Funérailles montréalaises de trois des victimes de l’attentat de Québec

Le référendum de Saint-Apollinaire
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Photographier la lumière

19 juillet 2017
Ixiolirion tataricum

Au premier abord, entre ‘Photographier une fleur éclairée’ et ‘Photographier la lumière émise par une fleur’, la différence semble mince; la deuxième phrase semble n’être qu’une manière savante ou affectée de dire la même chose.

Mais ce sont deux attitudes d’esprit totalement différentes.

Pendant des années, lorsque je photographiais une fleur, mon but était d’en photographier une bien éclairée.

Je la choisissais donc parfaitement exposée au soleil, relativement symétrique, souvent à pleine maturité, sans blessure d’insectes, et sans décoloration à la suite de trop de jours d’exposition.

Il me suffisait de varier l’angle de la prise de vue et la distance pour obtenir un certain nombre de photos parmi lesquelles, de retour à la maison, je choisissais la plus satisfaisante.

Mais sur place, tous les autres spécimens de cette même espèce de fleur étaient sans intérêt puisqu’identiques à celle que je venais de photographier.

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Lorsque le but est de photographier la lumière émise par des fleurs, celles-ci cessent d’être identiques.

Parmi des fleurs au pied d’un arbre, il suffira à l’une d’elles de recevoir un rayon de soleil glissé entre les branches pour devenir unique.

Et quelques minutes plus tard, alors que le soleil se sera légèrement déplacé, la même fleur sera éclairée différemment.

Un peu de vent et le feuillage laissera passer la lumière ailleurs, mettant en vedette la fleur d’à côté. Et si notre attention se porte sur cette dernière, il faudra attendre un autre coup de vent pour être en mesure de la photographier.

À l’angle de prise de vue et à la distance, s’ajoutera une autre variable, l’éclairage. On obtiendra ainsi un certain nombre de photos uniques parmi lesquelles certaines seront rapidement éliminées alors que de minuscules différences feront qu’après mure réflexion, le choix se portera finalement sur l’une d’elles, la crème de la crème.

Prise une journée venteuse, la photo ci-dessus a été choisie parce que les fleurs éclairées à droite se distinguent sur un fond sombre alors que celles moins éclairées à gauche se découpent sur une grosse tache lumineuse à l’arrière.

C’est ainsi que le choix de la photo ne dépendra plus de la beauté de la fleur mais de la mise en scène que la nature ordonne autour de cette fleur, que celle-ci soit insignifiante ou spectaculairement belle.

Astilbe x arendsii ‘Kriemhilde’

Dans le but de préserver les délicates teintes de rose de ces fleurs, il aura suffi de sous-exposer cette photo pour assombrir son arrière-fond et accentuer la théâtralité de la scène, comme si elle avait été prise de nuit.

Héliopsis faux-hélianthe

Un rayon de soleil intermittent éclairant le cœur de cette fleur sera mon unique motivation à la photographier à répétition, jusqu’à l’obtention du résultat exact que j’espérais.

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Hier, plutôt que de marcher sur le côté ensoleillé de la rue De Chateaubriand, j’avais choisi le côté à l’ombre, non pas à cause de sa fraicheur mais dans l’espoir d’y rencontrer une plante qui, parce qu’ensoleillée, se distinguerait des autres.

Parmi les cinq photos prises, celle-ci a été retenue en raison de cette abeille, parfaitement au foyer à gauche sur fond noir, qui se dirige vers la fleur.

Célosie crête de coq ‘Bombay Candy’

Comment peut-on ne pas être séduit par l’explosion de couleurs vives de cette fleur festive ? Celle-ci a été prise ici à contrejour, afin de montrer toute la gamme des teintes qu’elle émet.

Cône de mélèze de laricin

Photographié ce matin, ce cône est mis en valeur par la lumière qui se dépose sur l’arête de ses écailles et par l’harmonie calme et tranquille de cet arrière-fond vert et beige qui lui sert d’écrin.

Ici, l’attrait principal de la photo n’est pas lié à son sujet (un cône, petit et terne) mais à la lumière, plus précisément à ses différences d’intensité et de teintes.

Précisons que ce mélèze a été planté à la mémoire de Kathy Coulombe.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (5e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (7e photo), et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 135 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 210 mm
3e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 102 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
6e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
7e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 120 mm

Postscriptum : Je remercie Mme Marie-France Larochelle (du Jardin botanique de Montréal) pour m’avoir permis d’identifier la première de ces plantes.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quelques formes de fleurs

17 juillet 2017
Centaurée bleuet ‘Mélange de tons bleus’
Jatrope
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Aster ‘Napsbury’
Ail penché ‘Hidcote’
Bulbophyllum annanese ‘Crownpoint’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 60 mm F/2,8 (2e photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (3e photo), Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (6e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 210 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 60 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

Quelques formes de fleurs
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Écrit par Jean-Pierre Martel


‘Vive le Québec libre’

15 juillet 2017

Le 24 juillet prochain marquera le cinquantième anniversaire du ‘Vive le Québec libre’ prononcé du haut du balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal par le général de Gaulle.

Avant les vivats

À l’Expo 67, la France était représentée par un pavillon imposant (aujourd’hui occupé par le Casino de Montréal).

En raison de la tenue de cette exposition universelle, plusieurs chefs d’État s’étaient rendus à Montréal dont le président de la République française.

Le général avait préféré effectuer la traversée de huit jours de l’Atlantique en bateau. Ceci dans le but exprès de visiter la capitale québécoise avant la capitale canadienne, contrairement à ce qu’aurait exigé le protocole s’il avait utilisé l’avion.

Déjà le 23 juillet 1967, la veille de son célèbre discours, le général avait tenu à Québec des propos annonciateurs de ce qui allait suivre.

Lors d’un diner officiel au Château Frontenac, en présence du premier ministre Daniel Johnson, de Gaulle déclarait :

« On assiste ici, comme dans maintes régions du monde, à l’avènement d’un peuple qui, dans tous les domaines, veut disposer de lui-même et prendre en main ses destinées.»

Distrait par la majesté du personnage, personne dans l’assistance n’a réalisé l’énormité de ce qu’il venait de dire.

Ce plaidoyer en faveur de l’autodétermination du Québec, le général le répètera à Louiseville, sur le Chemin du Roy :

« Je vois. Je sens. Je sais qu’à Louiseville en particulier — comme dans tout le Québec, dans tout le Canada français — une vague se lève.

Cette vague, c’est une vague de renouveau.

C’est une vague de volonté pour que le peuple français du Québec prenne en main ses destinées.»

Pour l’anecdote

Dans les années qui suivirent, les stratèges fédéraux — toujours heureux de réécrire l’Histoire à leur manière — tentèrent de minimiser la portée des propos de De Gaulle.

Officiellement, le programme de la journée ne prévoyait pas que de Gaulle s’adresse à la foule amassée devant l’Hôtel de Ville. Mais le général insiste.

D’un air désolé, le maire Drapeau lui dit :
— « C’est bien dommage, mon général, mais y a pas de micro.»

Et par un hasard mystérieux dont seule l’Histoire connait le secret, l’attention du général est attirée vers une magnifique gerbe de fleurs au rebord du balcon : or cette gerbe est surmontée d’un micro.

— « Et ça, monsieur le maire, ce n’est pas un micro ?»
— « Euh… oui mon général mais il est débranché.»

En entendant cela, un technicien de Radio-Canada — qui est aussi organisateur libéral dans ses temps libres — intervient pour offrir ses services :
— « Oh c’est pas grave, monsieur le maire; je peux vous le rebrancher.»

Alors que ni la spontanéité ni l’impulsivité ne sont des caractéristiques connues du général, ce dernier se serait laissé emporté, dit-on, par l’enthousiasme de la foule et aurait prononcé l’irréparable.

Selon cette version très répandue, le général aurait donc improvisé un discours alors qu’il était fatigué et, en s’inspirant du texte d’une banderole dans la foule, n’aurait pas réalisé qu’il commettait une gaffe diplomatique.

Voici une autre version des faits.

Le 31 janvier 1969, à l’occasion d’un voyage organisé à Ottawa par le Club des relations internationales, je m’étais retrouvé — moi, simple étudiant universitaire — en présence de l’honorable Gérard Pelletier, alors secrétaire d’État du Canada.

Interrogé au sujet de la célèbre déclaration de De Gaulle, l’ex-journaliste nous avait révélé, à notre grand étonnement, qu’il était présent aux côtés du général sur le balcon de l’Hôtel de Ville.

Selon lui, toute cette affaire découlait d’un malentendu.

Abaissant le ton comme s’il allait nous révéler un secret d’État, M. Pelletier avait soutenu que la déclaration complète du général était plutôt ‘Vive le Québec libre… dans un Canada uni’ mais que ses derniers mots s’étaient perdus en raison d’une panne de micro.

En entendait cela, j’imaginais le maire Drapeau, dans l’ombre, qui débranche le fil au mauvais moment.

Croyant à tort qu’il s’agissait-là d’une plaisanterie, je n’avais pu retenir un éclat de rire, créant ainsi un malaise dans mon entourage et provoquant l’air outré du ministre Pelletier.

En réalité, de Gaulle disait ceci :

« Je vais vous confier un secret que vous ne répèterez pas.

Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre… que celle de la Libération.

Et tout le long de ma route, outre cela, j’ai constaté quel immense effort de progrès, de développement et, par conséquent d’affranchissement, vous accomplissez ici. (…)

La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici. Et je puis vous dire qu’elle en vaudra mieux.

Vive Montréal. Vive le Québec.

Vive le Québec libre !

Vive le Canada français. Et vive la France.»

De retour en France, de Gaulle confiera :

« Ah ! Si vous aviez vu cet enthousiasme. Ils s’attendaient à un appui de la France pour les aider. J’ai donc déclenché le contact.

En fait, il se peut que cela ait été un peu prématuré… Mais je suis vieux, c’était l’occasion ou jamais.

Qui d’autre, après moi, aurait eu le culot de dire cela si je ne l’avais pas dit ?»

Le contexte politique québécois

C’est au cours du mois de novembre suivant que sera créé le Mouvement Souveraineté-Association.

Au moment du discours du général, l’Union Nationale — un parti politique aujourd’hui disparu — est au pouvoir. Le Parti libéral du Québec (PLQ) est dans l’opposition. Le seul parti indépendantiste, le Rassemblement pour l’indépendance du Québec (RIN), n’a pas réussi à faire élire un député.

À l’époque, le RIN était capable de mobiliser des milliers de personnes. Mais avec seulement 3 000$ en caisse, le Conseil central du RIN décide d’exclure toute manifestation importante pour souligner la visite du général de Gaulle.

Tout au plus, les responsables montréalais mobiliseront quelques centaines de personnes dispersées parmi la foule de milliers de curieux devant l’Hôtel de Ville. Les partisans manifesteront leur présence grâce à des pancartes où on pourra lire ‘RIN’ et ‘Québec libre’.

Quand de Gaulle déclare ‘Vive le Québec libre’, il cite un slogan du RIN. Dans la foule, même les partisans de cette formation politique n’en croient pas leurs oreilles.

L’accélération de l’Histoire

La visite du général est écourtée. Le gouvernement fédéral est furieux. La visite de De Gaulle à Ottawa est annulée. Dans les faits, ce dernier est expulsé du pays.

À Québec, les députés du PLQ condamnent l’intervention de De Gaulle dans les affaires intérieures du pays. Seul le député libéral François Aquin fait exception. Quatre jours plus tard, il quitte le PLQ pour siéger comme indépendant.

Le 2 aout 1967, trois-mille partisans du RIN entonnent La Marseillaise au cours d’un rassemblement à Montréal.

Porté par cette ferveur nationaliste, René Lévesque dévoile publiquement, le 18 septembre 1967, le cadre constitutionnel canadien qu’il souhaite faire adopter le mois suivant au congrès du PLQ.

Beaucoup plus tard, René Lévesque qualifiera ce cadre de ‘manifeste souverainiste’. Il y propose…

…un régime dans lequel deux nations (…) s’associent librement dans une adaptation originale de la formule courante des marchés communs, formant un ensemble qui pourrait, par exemple (…) s’appeler l’Union canadienne.

Mais le 14 octobre, la proposition de René Lévesque est battue. Le débat est à ce point acrimonieux qu’avant même la tenue de ce vote à main levée, René Lévesque annonce aux congressistes qu’il démissionne du PLQ. Sous les huées, il quitte aussitôt la salle accompagné de soixante personnes.

Un mois plus tard, les 18 et 19 novembre, à l’appel de René Lévesque, quatre-cents délégués fondent le Mouvement Souveraineté-Association (MSA), précurseur du Parti Québecois.

Pour justifier à postériori, son manque d’enthousiasme de l’époque face à la déclaration du général, René Lévesque écrira en 1970 :

« Au moment où de Gaulle passait au balcon, nous étions au contraire tout un groupe à terminer un manifeste souverainiste sur lequel nous n’avions pas eu l’occasion de le consulter !

Je me rappelle que le cri gaulliste — dont la valeur ‘publicitaire’ demeure inestimable — eut même pour effet de retarder un peu notre démarche. Nous ne voulions pas qu’elle parût accrochée à cette intervention du dehors, si prestigieuse fût-elle.»

Les quatre mois qui ont changé l’histoire du Québec

Entre le ‘Vive le Québec libre’ et la fondation du MSA, il ne s’est écoulé que quatre mois.

À l’étranger, le mouvement indépendantiste n’était connu que par les bombes que des terroristes avaient fait exploser au Québec quelques années plus tôt.

Par ce discours du général, la France annonce officiellement qu’elle est favorable à la création d’un État indépendant au Québec.

Parmi les intellectuels francoQuébécois, on passe soudainement du pleurnichage contre cette France monarchique qui a abandonné le Québec au lendemain de la conquête anglaise, à la joie face à cette France républicaine, soucieuse d’accompagner le Québec dans ses choix.

Au-delà des attitudes bienveillantes, la coopération franco-québécoise connait à partir de 1967 un essor remarquable.

Le général de Gaulle n’a pas provoqué l’émergence du nationalisme québécois. Il a servi d’accélérateur à un bouillonnement plus ou moins clandestin qui devait émerger de toute manière et dont l’élan sera stoppé beaucoup plus tard par deux défaites référendaires.

Références :
De Gaulle et « Vive le Québec libre! »
En 1967, le général de Gaulle lançait le célèbre « Vive le Québec libre »
Le général de Gaulle de René Lévesque
Les agapes du général de Gaulle au Château Frontenac en 1967
Mouvement Souveraineté-Association

Secrets d’Histoire
L’intégrale du discours du général
‘Vive le Québec libre’
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les petits caractères

14 juillet 2017

Introduction

En 2011, j’écrivais un texte qui critiquait la manie de certains fournisseurs de biens ou de services (nommément Apple), manie qui consiste à obliger leurs utilisateurs à consentir à un contrat d’utilisation abusivement long et rédigé en jargon juridique.

En commentaire, j’ajoutais : «…en obligeant (théoriquement) tout le monde à accepter des contrats que personne ne lit, les compagnies comme Apple créent une habitude irresponsable parmi le public soit celle d’accepter n’importe quoi en faisant confiance.»

La clause Hérode

En 2014, l’entreprise F-Secure réalisa une expérience au cours de laquelle n’importe qui pouvait se connecter gratuitement à une borne wifi installée par elle à Londres. Il suffisait de consentir à un contrat d’utilisation.

Ce contrat contenait une ‘clause Hérode’, du nom d’Hérode Ier, ce roi de Galilée qui fit exterminer tous les enfants de moins de deux ans de la région de Bethléem.

Dans ce cas-ci, cette clause stipulait que pour utiliser cette borne wifi, l’utilisateur consentait à donner à la compagnie le premier-né de ses enfants.

Seulement six personnes y consentirent. Ce tout petit nombre s’explique par le fait que le contrat était court et que cette clause était placée de manière à ce qu’il était difficile de ne pas la voir.

Dans aucun cas, F-Secure n’a tenté de se prévaloir de cette clause.

Mille heures de travail communautaire

Le fournisseur d’Internet Purple offre des bornes wifi dans un grand nombre de restaurants de la région de Manchester, notamment chez Outback Steakhouse et Pizza Express.

Afin de vérifier la proportion de ses utilisateurs qui ne se donnent pas la peine de lire ses contrats d’utilisation, Purple s’est livré à l’expérience suivante.

Pendant deux semaines, cette compagnie a ajouté au texte de son contrat une clause en petits caractères stipulant que l’utilisateur s’engageait à effectuer mille heures de travail communautaire en échange d’un accès gratuit à l’internet dans les restaurants desservis par le réseau de Purple.

En seulement deux semaines, plus de 22 000 personnes se sont engagées légalement à nettoyer les toilettes mobiles de festivals extérieurs, à gratter les gommes à mâcher collées sur la voie publique, à enlever les matières fécales laissées par les animaux de compagnie dans les parcs, etc.

Une seule personne a contacté Purple pour se plaindre du caractère abusif de ce contrat (qu’elle avait refusé de signer).

Heureusement, là non plus, la compagnie n’avait pas l’intention de se prévaloir du pouvoir conféré par cette disposition contractuelle.

Autrement, Manchester serait la ville la plus propre au monde…

Références :
Thousands sign up to clean animal poop after failing to read contract’s fine print
Thousands sign up to clean sewage because they didn’t read the small print

Les petits caractères
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Écrit par Jean-Pierre Martel


La dernière Dosett™

13 juillet 2017

Un nombre grandissant de personnes âgées reçoivent leurs médicaments à la semaine en se rendant hebdomadairement à leur pharmacie ou en les recevant par livraison.

À l’origine, la délivrance se faisait dans de petites boites de plastique rouge, vendues sous la marque Dosett™. Mais il est maintenant plus hygiénique et plus économique de les fournir en cartes alvéolées dont chaque case possède l’apparence de ces contenants uniservice de mayonnaise ou de confiture.

Chaque case contient tous les médicaments que doit prendre le destinataire à l’un ou l’autre de quatre temps du jour.

La Régie de l’assurance-maladie du Québec ne paie la fourniture en semainier que lorsqu’il existe une raison médicale de le faire. Habituellement cette raison est liée à des problèmes d’observance.

Justement parce que les destinataires ont tendance à oublier de prendre leurs médicaments, les semainiers devraient idéalement être fournis à la semaine en contrepartie de l’obligation de présenter le semainier précédent. Ce qui donne l’occasion au pharmacien de juger du nombre de prises oubliées.

Il n’est pas rare que les patients trouvent fastidieuse l’obligation de se présenter à la pharmacie chaque semaine. Voilà pourquoi, dans des cas légers, un pharmacien peut décider de fournir plus d’un semainier à la fois.

Au-delà de ces cas particuliers, on voit mal les raisons qui justifieraient la fourniture de semainiers en grande quantité, à part un voyage à l’étranger.

À juste titre, l’Ordre des pharmaciens du Québec attache une grande importance à la ‘prise en charge’ (sic) des patients par leur pharmacien et surtout au suivi que ce dernier doit effectuer sur leur consommation de médicaments.

Or le suivi des patients qui reçoivent leurs médicaments en semainiers est beaucoup plus facile que pour la clientèle ordinaire.

Tous les pharmaciens dressent une liste des patients ‘sous semainier’. À la vue exclusive du personnel, cette liste indique, pour chaque jour de la semaine, les noms des patients dont les semainiers devraient être prêts à être fournis ce jour-là (puisque les patients ne débutent pas leurs semainiers le même jour de la semaine).

Et c’est le devoir de tout pharmacien de contacter les retardataires pour leur signaler que leur semainier devrait être renouvelé ou, à défaut, de signaler tout retard prolongé à la personne-ressource indiquée au dossier ou au CLSC le plus près.

Le 20 novembre 2015, une Trifluvienne de 65 ans a été retrouvée morte plus d’un mois après avoir reçu sa dernière Dosett™.

Rendu public récemment, le rapport du coroner est rudimentaire. Dans son analyse de trois paragraphes, il retrace la date probable du décès à la dernière prise dans l’unique Dosett™ trouvée sur place.

Il est étonnant qu’une patiente puisse ne donner aucun signe de vie pendant plus d’un mois sans que son pharmacien s’en inquiète.

Le coroner ne semble pas connaitre les normes professionnelles à ce sujet. C’est sans doute pourquoi son rapport ne fournit aucune recommandation adressée à l’Ordre des pharmaciens.

Ce rapport soulève de nombreuses questions au sujet de la délivrance des médicaments à cette patiente.

Depuis plusieurs années, une minorité des pharmaciens du Québec pratiquent ce qu’on appelle ‘la délégation contenant-contenu’.

En vertu de cette délégation, non seulement les aides techniques préparent les médicaments, mais vérifient entre eux le travail effectué. Particulièrement dans le cas de la préparation routinière des semainiers, tout se fait sans intervention du pharmacien, souvent dans un local indépendant de lui.

Le rôle du pharmacien se limite à structurer le travail au départ et de faire des vérifications aléatoires de temps en temps, à une fréquence laissée à sa discrétion (par exemple, une fois par mois ou quelques fois par année).

Là où cela se fait, on ne juge pas nécessaire d’en informer le public puisque des études ont démontré que cela donne d’excellents résultats.

Mais qu’en est-il dans la vie de tous les jours, hors du cadre formaté de ces études ? On présume que c’est pareil.

Il serait méprisant d’insinuer que seuls des professionnels peuvent agir de manière responsable. Toutefois, on doit avouer que la motivation à agir correctement n’est pas la même pour l’employé renvoyé qui refera sa vie ailleurs et pour le pharmacien qui devra vivre le restant de la sienne en portant les stigmates d’une faute professionnelle grave aux yeux de sa clientèle.

Qu’en est-il dans ce cas-ci ? S’agit-il d’une pharmacie de type industriel où les aides techniques ont cette responsabilité et ont tout simplement négligé d’aviser le pharmacien d’une anomalie, jugeant à tort que cela n’est pas de leurs affaires ?

Encore là, le rapport du coroner est muet, probablement parce que le Dr Raynald Gauthier ignore comment les choses se passent concrètement dans une pharmacie.

Raison de plus pour l’Ordre des pharmaciens de faire enquête à ce sujet.

Référence :
Trouvée un mois après sa mort: un coroner trace un triste portrait d’isolement

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pétales et sépales ou tépales

12 juillet 2017

Fleurs aux pétales et sépales distinctifs

À l’origine, un bourgeon n’est qu’un petit amas de cellules végétales indifférenciées.

Durant sa maturation, il donne habituellement naissance à deux enveloppes emboitées. L’une et l’autre sont destinées à protéger ses organes reproducteurs.

Hélianthe ‘Sunfinity’
Bourrache officinale

L’enveloppe florale externe s’appelle le calice : il est formé des sépales, ici verts. En plus de leur rôle protecteur, il arrive donc que les sépales aient une fonction chlorophyllienne.

L’enveloppe interne porte le nom de corole : ce sont les pétales (jaunes dans le premier exemple, bleus et roses dans le second).

Fréquemment, les pétales poursuivent leur croissance après l’éclosion au point de devenir les éléments les plus visibles et les plus distinctifs de la fleur.

Dans de nombreux cas, les pétales émettent un rayonnement infrarouge plus intense vers le centre de la fleur et dont le rôle est de guider les insectes butineurs vers les organes reproducteurs de la plante.

Iris de Virginie ‘Lilac Dream’

Contrairement aux plantes précédentes, les sépales retombants dominent ici la physionomie de cet iris à crête alors que ses petits pétales se dressent comme des pointes de flèche.

Fleurs aux pétales et sépales identiques

L’angle de la prise de vue nous permet de distinguer ci-dessous les trois sépales externes des trois pétales internes de ce lis. Autrement, rien ne les distingue.

Lorsque pétales et sépales sont identiques, on leur donne le nom de tépales.

Lis asiatique ‘Honey Creme’
Tulipe hybride de Darwin ‘World’s Favourite’

Dans le cas des tulipes, sépales et pétales se touchent. C’est seulement leur agencement qui permet de les distinguer.

Pour ne pas avoir à le faire, il est plus commode d’utiliser tépales pour les désigner en commun.

Pour terminer, précisons que sépale, pétale et tépale sont de genre masculin.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (5e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 155 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 56 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 100 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/800 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pivoines de juin 2017 (2e partie)

11 juillet 2017
Pivoine herbacée ‘Quad x Archangel’
Pivoine herbacée ‘Lavender’
Pivoine herbacée ‘Marie-Victorin’
Pivoine herbacée ‘Illini Warrior’
Pivoine herbacée ‘Pink Hawaian Coral’
Pivoine itoh ‘Bartzella’

Parmi les vingt-quatre photos de pivoine publiées sur ce blogue entre 2010 et 2013, celles dont j’ai conservé le meilleur souvenir sont celles qui les montraient dans une semi-pénombre ou éclairées de manière incidente.

C’est donc cet effet que j’ai cherché à reproduire cette année en me rendant au Jardin botanique en début de journée ou tard l’après-midi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 80 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 170 mm

Pivoines de juin 2017 (2e partie)
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pivoines de juin 2017 (1re partie)

10 juillet 2017
Pivoine herbacée ‘Lotus Bloom’
Pivoine herbacée ‘Sugar ‘n Spice’
Pivoine herbacée ‘Clair de Lune’
Pivoine herbacée ‘Mahogany’
Pivoine itoh ‘Lemon Dream’

Aucune photo de pivoine n’a été publiée sur ce blogue depuis quatre ans.

Il faut dire qu’elles sont en vedettes au Jardin botanique en juin. Un mois au cours duquel il y a une multitude de choses concurrentes à faire et à voir à Montréal; FrancoFolies, festival de musique baroque, festival de jazz, expositions, fin de la saison théâtrale, expositions, etc.

Or les activités culturelles passent mais le Jardin botanique reste.

Si ce dernier reste, il faut préciser qu’il se transforme continuellement. Après le temps des magnolias, c’est celui des azalées, puis des pivoines. Celles-ci sont suivies des iris, des roses puis des hémérocalles, et ainsi de suite.

Il suffit de ne pas y aller pendant quelques semaines et vous avez manqué quelque chose.

Heureusement, la vie est cyclique. En conséquence, on peut toujours se reprendre une autre année.

Mais si la vie est cyclique, elle ne répète jamais deux fois de la même manière.

C’est ainsi que parmi les onze pivoines qui seront publiées sur ce blogue aujourd’hui et probablement demain, plusieurs sont des variétés nouvelles au Jardin botanique, ayant été primées depuis à des expositions horticoles.

Note: Pour connaitre les différences entre les trois catégorises de pivoines — herbacées, arbustives et itohs — prière de consulter le texte Les trois catégories de pivoines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 95 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 150 mm

Pivoines de juin 2017 (1re partie)
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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